Crise de la zone euro : une facture finale incertaine, mais assurément très lourde

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Les programmes d'aides aux pays en difficulté de la zone euro sont multiples et engagent les investisseurs, les États et les institutions internationales à des niveaux différents. Pour le moment, la facture potentielle pour les États approche déjà les 380 milliards d'euros.

Difficile d'établir une facture globale de la crise de l'euro. En grande partie parce que la crise elle-même n'est pas terminée... Une chose est en tout cas certaine : pour le moment, si l'on exclut son coût social, le « sauvetage de la monnaie unique » n'a pas coûté un centime aux pouvoirs publics. Les seuls à avoir perdu de l'argent sont les détenteurs privés de dette grecque qui ont « volontairement » dû réduire la valeur nominale de leurs créances de 105,4 milliards d'euros en mars dernier. Pour les autres créanciers, aucune perte enregistrée jusqu'à présent. Mais au prix d'un endettement accru des États. Directement ou indirectement. Un tel montage ne peut tenir qu'à deux conditions : la confiance et l'équilibre de tous les dominos de cette pyramide financière. En cas de défaut, il faudra payer. Actuellement, trois pays ont bénéficié de soutiens financiers : la Grèce, l'Irlande et le Portugal. Les sommes effectivement prêtées à ces pays proviennent de plusieurs sources.

Des soutiens modulés selon les pays

Pour la Grèce, le premier sauvetage était composé de crédits bilatéraux accordés par 13 pays de la zone euro (hors, donc, Grèce, Irlande et Portugal et sans la Finlande...

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a écrit le 22/11/2012 à 3:46 :
Depuis environs 18 ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale de 16 Milliards PAR MOIS en moyenne. Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement des pays importateurs de biens allemands (y compris l'armement pour la Grèce). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes ont très souvent été réinvestis en dehors de la Zone Euro dans les anciens pays du bloc soviétique et non pas dans les pays ou ils avaient été réalisés, avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires dont la France. L'Allemagne déplace ainsi le centre de gravité économique et politique de l'Europe vers l'Est, ce qui la met au centre de l'Europe.
La France est en partie responsable de ce développement, les accords imposés par l'axe franco-allemand aux autres membres de l'UE avantagent surtout l'Allemagne, la France n'ayant pa su en profiter !
En tous cas espérons que le temps où l?Allemagne et la France se mettaient d?accord avant un sommet pour imposer leur solution aux autres soit révolu, parce-que c'est bien cela qui a conduit l?Europe au bord du précipice et qui a permis à l'Allemagne de s'engraisser aux dépens des autres économies européennes
a écrit le 21/11/2012 à 21:23 :
tout ceci va surement se terminer tres mal pour l europe car je pense que le centre economique s est deplace vers l asie et les pays emergents.ou alors il faudra 10 ou 20 ans pour reprendre le lidership economique que nous avions .sans compter tous ces paradis fiscaux ou l argent s accumule et ne servent plus aux etats .enfin cette europe est un vrai foutoir ou tous les elus par contre se gavent de salaires ect ect ...vous vouliez UNE EUROPE et bien il fallait des le depart UN SEUL GOUVERNEMENT EUROPEEN !!!!! et non 27 +ce parlement europeen qui ne sert a rien . STOP !!!!!

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