L'austérité, un mistigri ?

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Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Copyright Reuters
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Copyright Reuters
Chaque jour, la Tribune propose une chronique que lui inspire l'actualité.

La recette de l'austérité est-elle la bonne ? On n'aura pas ici la prétention de vouloir trancher dans un débat qui mobilise les experts et autres Prix Nobel les plus réputés autour de cette question : l'austérité tue-t-elle la croissance ou est-elle, au contraire, une condition nécessaire pour la relancer ? Mais enfin, tout semble dépendre du dosage et de la nature de ladite austérité...

Dans certains pays européens, le sujet n'est pas seulement un débat. C'est aussi une réalité avec la réduction drastique du niveau des dépenses publiques. Comme on le sait, la Grèce a appliqué l'austérité sans avoir réellement le choix depuis trois ans, dans un climat social de déprime générale.

La population qui la subit au quotidien doute du bien-fondé de ce remède de cheval. Et pourtant, mardi soir, l'agence Standard & Poors a relevé de 6 crans la note souveraine de la république hellénique (de « défaut » à B-), en qualifiant de « stable » la perspective à long terme. Les Grecs ne vont certes pas danser toute la nuit sur la place Syntagma pour célébrer la nouvelle. Mais enfin, c'est une des rares qui peut au moins leur donner des raisons d'espérer que « les mauvais jours finiront » !

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a écrit le 19/12/2012 à 16:55 :
Si dans le même temps les pays (en europe) qui ont une santé de fer, une balance commerciale très positive,une balance de paiement qui leur permet d'épargner, relancaient leur propre demande intérieure (multiplicateur des exportations pour les autres), on créerait une "économie co-opérative" en europe, facilitant les efforts des uns par un relachement contrôlé des autres. Hollande n'a pas réussi et les allemands sont si peu coopératifs sur ce plan: ni sur le plan de la compétitivité (on a accepté leur dévaluation sans broncher alors que pêrsonne ne le faisait pour leur intégration est allemand), ni sur le plan de l'énergie (ils sont allés tous seuls vers l'abandon du nucléaire), ni sur le plan des engagements en Libye, ni sur EADS (où la france les acceuillis) etc..., ni sur le plan de l'euro qui renforce les forts et affaiblit les faibles etc........

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