Le développement durable comme levier de performance

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(Crédits : pure-impression)
De la TPE à de grands groupes comme Dell ou La Poste, quinze managers d'un groupement d'entreprises régional et écoresponsables, So Eco, échangent leurs bonnes pratiques.

Le fait d'être ensemble suscite l'envie de progresser. N'étant pas concurrents, ils vont très loin dans le partage d'informations, en toute confidentialité », constate la directrice de Thalis Conseil et coordinatrice du groupement So Eco, Géraldine Auret. Né en 2009 sous forme d'association, il rassemble quinze chefs d'entreprise de la région de Montpellier, issus de secteurs d'activité aussi divers que les volets roulants, les produits d'hygiène ou les événements culturels. Tous sont persuadés que le développement durable est un levier de performance pour leurs entreprises. So Eco pèse 113 millions d'euros de chiffre d'affaires, avec 600 salariés. Sans compter la puissance de feu de ses quatre « grands » membres que sont Dell, EDF, La Poste et la SNCF.

« Confronter mon expérience aux PME notamment m'oblige à m'interroger sur des pratiques qui me semblent banales », constate le secrétaire de So Eco et délégué régional au développement durable de La Poste, Pierre Billet. L'instigatrice de So Eco est Marise Dematté, directrice marketing et communication de Pure Impression. Cette imprimerie familiale 100 % verte a été invitée à témoigner dans le cadre du Grenelle par l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). « Pure a gagné des parts de marché et réduit ses coûts grâce au développement durable. Autant le faire savoir pour que d'autres en profitent », note cette ambassadrice exemplaire.

Chaque mois, les managers écoresponsables de So Eco se réunissent en ateliers autour d'un thème abordé par un expert reconnu ou un des membres. Pas évident pour une TPE de construire un bâtiment HQE (haute qualité environnementale) comme l'a fait Pure Impression ou d'installer 20.000 m2 de panneaux photovoltaïques sur son toit comme La Poste à Montpellier. Mais certaines actions sont très faciles à dupliquer. Quelque 100 salariés issus du groupement vont ainsi être formés à l'écoconduite. Une seconde action mutualisée concernera les achats responsables. « Entre deux offres similaires, on privilégie un fournisseur engagé dans le développement durable. Cela peut même susciter la création d'une filière », note Michel Maugenet, trésorier de So Eco et fondateur d'Innobat, une start-up qui développe des profilés de menuiserie en matériaux composites biosourcés.

Parrainage

Pour enclencher sa politique des petits pas, So Eco dispose d'un budget de 132.000 euros, abondé par les membres, mais aussi par l'Ademe, la Région Languedoc-Roussillon et le Département de l'Hérault. Parrainer d'autres entreprises, favoriser le jumelage avec d'autres groupements, constituer une banque de données qui recense les bonnes pratiques de chacun... les ambitions de So Eco sont grandes. « L'idée est de tirer le maximum d'entreprises vers le développement durable. Nous souhaitons devenir une référence en la matière », note Géraldine Auret.

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