L'Europe va débloquer 4 milliards d'euros pour le captage du CO2

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L'Union européenne ne veut pas se laisser distancer dans le captage et stockage du CO2 (CSC). Après plus d'un an de difficiles discussions, elle vient de décider de consacrer près de 4 milliards d'euros à des projets pilotes de CSC et à quelques autres technologies de pointe dans l'énergie marine ou les biocarburants.

Les fonds viendront de la vente de 300 millions de permis d'émissions de CO2 dans le cadre du système européen d'échange de quotas (EU ETS : European Union Emission Trading Scheme). Ils seront transférés à la Banque européenne d'investissement (BEI) qui les convertira en argent et distribuera les fonds aux projets choisis.

Les sites bénéficiaires seront sélectionnés courant 2011. Au moins huit projets devraient recevoir des fonds. Chaque Etat membre pourrait apporter un complément financier aux projets choisis sur son territoire : cette disposition devait être obligatoire, elle sera seulement facultative car elle inquiétait les Etats les moins riches.

Une priorité aux Etats-Unis également

Le feu vert de l'Union européenne intervient alors que les Etats-Unis accélèrent aussi dans les technologies de CSC, dont Barack Obama a décidé de faire une priorité pour les prochaines années. Il a fixé un objectif de 10 centrales d'énergie équipées d'un dispositif de captage et stockage du CO2 d'ici à 2015.

Encore au stade de l'expérimentation, la technologie de CSC consiste à isoler le carbone contenu dans les gaz émis par les grands sites industriels et les centrales électriques (au charbon ou au gaz, surtout), à le transporter puis le séquestrer dans le sous-sol, par exemple dans des poches naturelles à grande profondeur, d'où il ne devrait plus présenter de danger pour la planète.

C'est la seule solution pour réduire les émissions de nombreux sites gros émetteurs de CO2, notamment des centrales à charbon qui, à ce jour, dominent encore la production d'électricité dans de multiples pays, comme la Chine.

Elle pourrait représenter un marché mondial de 128 milliards de dollars en 2030, selon une étude du cabinet américain Pike Research.

En France, Total a inauguré début janvier un site expérimental de captage et stockage du CO2 dans un ancien gisement de gaz naturel à Lacq (Pyrénées-Atlantiques), qui a nécessité un investissement de 60 millions d'euros. Il s'agit d'une première européenne puisque le site intègre la chaîne complète de captage, transport et stockage du CO2.

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