Polémique sur le climat : qui veut écrire pour le très critiqué GIEC ?

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Le très critiqué Giec, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, accusé d'avoir falsifié des chiffres sur les risques de fonte rapide des glaciers himalayens, annonce ce mercredi qu'il a besoin d'auteurs pour préparer son cinquième rapport, prévu en 2014. Un rapport vd'experts paru dans la revue Nature l'invite à se réformer ou à se transformer.

Voilà qui va venir nourrir la polémique sur le climat et les éventuels mensonges sur le sujet concernant les dangers que court la planète, évoqué samedi dernier dans La Tribune numérique. Le très critiqué Giec, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, prix nobel de la paix 2007 (avec Al Gore), accusé d'avoir falsifié des chiffres sur les risques de fonte rapide des glaciers himalayens, annonce ce mercredi qu'il a besoin d'auteurs pour préparer son cinquième rapport, prévu en 2014. Le quatrième, gros de 3000 pages écrites par 2500 experts, a été publié en 2007.

Dans un communiqué, le GIEC explique que "ce rapport établira le bilan mondial des connaissances scientifiques sur le changement climatique : la science du climat, les impacts, les vulnérabilités, l'adaptation, l'atténuation du changement climatique. Les travaux de rédaction mobiliseront plusieurs centaines d'experts de l'ensemble des Etats-membres des Nations-Unies et de l'Organisation météorologique mondiale, à partir de la mi-2010. Les gouvernements sont invités à nommer des experts susceptibles d'être "Coordinating Lead Author" (CLA), "Lead Author" (LA) ou "Review Editor" (RE). Ces fonctions consistent en coordination d'auteurs, rédaction ou travail éditorial.

En ce qui concerne la France, cet appel à candidature "concerne des experts français ou travaillant en France, reconnus au niveau international, auteurs de publications dans les revues scientifiques à comité de lecture, spécialisés dans les domaines de l'évolution du climat, de l'adaptation au changement climatique, ou de l'atténuation du changement climatique."

Le GIEC précise que l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc), au sein du ministère de l'Ecologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer centralisera les candidatures. Un comité français de nomination, dont le rôle sera principalement de vérifier la recevabilité des candidatures, établira la liste d'experts proposés au Giec par la France pour être auteurs du cinquième rapport. La désignation des auteurs sera faite par le Giec avant la mi-2010. Les candidats doivent remplir un formulaire et envoyer un CV avant le 1er mars 2010. Le Giec ne précise pas qu'une bonne insensibilité aux critiques, aux attaques, aux accusations de mensonge et aux polémiques de tout poil sera sûrement nécessaire.

Et justement, ce jeudi également, cinq climatologues renommés estiment dans l'édition de la très respectée revue scientifique Nature que le GIEC devrait se réformer. "Tout comme le secteur financier l'an dernier, le Giec connaît actuellement un déficit de confiance qui révèle des défauts dans sa structure", écrit Eduardo Zorita, du Centre de Recherche GKSS, en Allemagne. Il estime que le Giec devrait être remplacé par une "Agence internationale du Climat" doté de 200 personnes. A ses yeux, l'Agence internationale de l'Energie atomique, la Banque centrale européenne ou le Bureau du Budget du Congrès américain montrent qu'il est possible d'être indépendant et respecté.

John Christy, de l'Université de l'Alabama, propose plutôt de transformer le Giec en une encyclopédie vivante du type Wikipedia, constamment réactualisée sur internet et dont les chapitres seraient supervisés par des groupes de quatre à huit experts. Mike Hulme, de l'Université d'East Anglia, en Angleterre, estime que le Giec devrait opter pour des rapports courts, revus par des pairs, traitang de sujets très concrets (droits de douane sur le carbone, comment freiner la déforestation, comment limiter les émissions de suie qui risque d'accélérer la fonte des glaces de l'Arctique...).

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a écrit le 12/02/2010 à 16:45 :
S'ils acceptent la candidature de Vincent Courtillot ils auront changé.

c'est vrai qu'ils ridiculisent les amateurs sceptiques, mais quand un vrai chercer essaye de leur parler ils le banissent des revues a comité de lecture et le dénigrent publiquement...
ce qu'il faut pour avoir une vrai recherche, c'est de la vrai concurences avec des gens qui ne sont pas du même avis dans des groupes concurents.
a écrit le 11/02/2010 à 12:04 :
Le Giec est parti sur le fait que le changement climatique était provoqué par l'homme et comme on constatait que le Co2 augmentait également: « c'est la faute au Co2 ». Toute autre interprétation de l'augmentation de température est fallacieuse donc inacceptable; et pour que le GIEC soit pris au sérieux il faut être alarmiste (le plus possible) d'où commentaires sur la disparition des glaciers, sur l'augmentation du niveau des mers etc. etc.
Bien sûr cela entraine une vérification des spécialistes concernés (hors Giec) et on trouve que le glaciergate est complètement faux. En particulier de récentes études en Suisse montrent qu'en altitude la fonte des glaciers est très inférieure à ce qu'elle était dans les années 1940 car la fonte des glaciers est provoquée par les radiations solaires et comme il y a beaucoup plus de pollution et augmentation de la couverture nuageuse, il y a moins de fonte de glace. Bien sur les scientifiques Hindous ainsi que Chinois sont arrivés à la même conclusion d'ou l'échec de Copenhague!
Même problème au Groenland et en Antarctique les glaciers s'épaississent au lieu de fondre, d'où le peu d?évolution du niveau des mers... bien qu'il y ait eu augmentation de température.
Autre problème plus important encore. Les carottages effectués sur les glaciers du Groenland: Les données de la NOAA datent de 1997. Le site adhoc de la NOAA (National Oceanographic and Atmospheric Administration U.S.) est "GISP2 - Température Reconstruction and Accumulation Data" donne un historique des températures sur 50 000 ans.
Celles ci sont à rapprocher des cycles glaciaires d'environ 100 000 ans (provoqués par la déformation de l'orbite elliptique de la terre entrainée par le système des planètes solaires).
Ces cycles de 100 000 ans montrent que la sortie de la glaciation se fait sur environ 10 000 ans extrêmement rapidement pour retourner vers une glaciation qui dure environ 90 000 ans.
Or les chiffres mesurés par le carottage sur les 50 000 dernières années montrent que l'augmentation rapide le la température de sortie de la glaciation s'est terminée entre -8 000 et -5 500 ans BC. (Before Christ)
Le maximum de température ayant eu lieu en -5 800 ans BC
Depuis il y a eu plusieurs oscillations avec mini âge glaciaire et température relativement élevée, mais depuis l?époque Minoenne, les maxima sont de moins en moins importants ainsi que les minima.
Les derniers maxima sont:
Epoque minoenne en -1 200BC
Epoque romaine en ? 400BC
Epoque Moyen âge en +800-900AC
Il est à noter que ces maxima décroissent et sont de moins en moins importants, et qu?ils semblent suivre un cycle d?environ 800 à 1200 ans.
J?ai tendance à penser que nous avons atteint un autre maximum vers l?an 2 000, car on note que depuis cette date les températures moyennes n?augmentent plus ? (bien que le taux de Co2 lui continue à augmenter) et que donc nous nous dirigeons vers un nouveau minimum glaciaire.
Il est à noter que la température actuelle est très inférieure à celle du moyen âge ainsi que le niveau des mers (on peut noter par exemple qu?Aigues Morte était un port de pleine mer à cette époque)
Si on regarde le niveau de la mer: Le plus bas il y a -20 000 BC était à -120m.
Depuis il a monté et recommencer à baisser en suivant la température moyenne de la terre et il n?augmente plus depuis 9 ans environ. (Le Co2 lui augmente toujours) de même que ce Co2 à toujours suivi (et non précédé) les augmentations de température.
Il y a déjà eu de très fortes concentrations en Co2 dans le passé de 3 à 5 fois plus dans les périodes de très grands développements de la végétation. Les mers à l?époque ont laissés des squelettes de très grands requins, baleines et coquillages et l?activité marine était intense (d?où mon scepticisme concernant la théorie d?acidification des mers qui détruirait la vie marine)
a écrit le 11/02/2010 à 8:30 :
L'ONERC est une agence très alarmiste sur le plan climatique. Elle ne sélectionnera pas de manière indépendante les experts pour le GIEC.
La science ne doit pas être ainsi politisée !
Quand les institutions n'ont pas de contre-pouvoir alors qu'elles ont tout pouvoir pour influencer l'opinion public, c'est la porte ouverte à tous les abus.
a écrit le 10/02/2010 à 20:27 :
Le GIEC doit redorer son blason, faire recoller l'opinion à son image. Mais c'est trop tard car la semaine dernière l'Inde annonçait la mise en place d'un organisme climatique pour remplacer le GIEC. India to pull out of IPCC (1). Aujourd'hui ce sont Obama et les USA qui forment un nouveau groupe à base de la NOAA pour aussi remplacer le GIEC. Cet organisme sera "open source" pour palier les aberrations de ce nobélisé (2). C'est dire la confiance que le monde leur apporte. Dommage que les médias français soient si discret sur la création de ces organismes concurrents. Nos "verts" pourraient en prendre ombrage.

(1) http://www.telegraph.co.uk/earth/environment/climatechange/7157590/India-forms-new-climate-change-body.html

(2) http://news.google.com/news/story?ncl=http://washingtontimes.com/news/2010/feb/09/new-federal-office-would-study-global-warming/%3Ffeat%3Dhome_headlines&hl=en
a écrit le 10/02/2010 à 17:35 :
Encore une preuve que la religion du GIEC est politique et en aucun cas scientifique : Les auteurs doivent être dans la ligne du Parti, sinon ils ne seront pas choisis.

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