Rouen, laboratoire du véhicule électrique

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La filière du véhicule décarboné appelle à une coopération entre pouvoirs publics et industriels pour surmonter les défis liés à son déploiement.

Vendredi, à Rouen, la voiture électrique avait réussi à réunir un très beau parterre de personnalités du monde de l'industrie. Autour du président de la Communauté d'agglomération de Rouen/Elbeuf, Laurent Fabius, étaient présents le directeur général délégué aux opérations de Renault, Patrick Pelata, la présidente du directoire d'ERDF Michèle Bellon, le président de Schneider Electric France, Frédéric Abbal, et Michel-Edouard Leclerc. Ils étaient rassemblés pour signer une charte visant à faire de Rouen un « laboratoire des mobilités durables et du véhicule électrique » adossé à l'usine de Renault Cléon et au pôle de compétitivité Mov'eo. « Le développement de l'éco-mobilité et du véhicule électrique ne sera pas spontané mais lent et anarchique. Les collectivités ont leur rôle à jouer », a souligné Laurent Fabius.

Une balle prise au bond par Patrick Pelata qui a appelé de ses voeux une coopération public-privé. Renault-Nissan met 4 milliards d'euros sur la table pour le véhicule électrique. Le « bénéfice sociétal » apporté par la réduction du CO2 - dans l'hypothèse d'une électricité non carbonée - justifie, selon lui, le soutien des collectivités publiques.

Réseau et tarification

Pour sa part, Michelle Bellon a souligné la nécessité pour les collectivités de « travailler en amont » avec le distributeur d'électricité pour « anticiper le renforcement du réseau, réfléchir sur les réseaux intelligents et gérer les pics de consommation. Cinq millions de véhicules se mettant en charge ensemble à 19 heures, cela représente quelque 10.000 mégawatts, soit près de dix réacteurs nucléaires ». Fréderic Abbal (Schneider Electric) estime lui aussi que la puissance offerte par le réseau et la tarification vont constituer un enjeu crucial, sachant que « la recharge rapide d'un véhicule, c'est 50 KW, et 3 kilowatts pour une recharge normale ». Michel-Edouard Leclerc a quant à lui inauguré les bornes de recharge du centre Leclerc de Saint-Pierre-lès-Elbeuf. « Nous aurons 50 bornes de recharge d'ici à la fin 2011 et aurons équipé tous nos centres d'ici à la fin 2012 », annonce-t-il. Sur l'interopérabilité des bornes de recharge et des batteries, il a lancé à Patrick Pelata : « Vous n'allez pas nous refaire le coup des opérateurs de téléphone ! » Il a aussi eu un mot pour Bercy : « Il ne faudrait pas que l'État - pour compenser la baisse de TIPP - ne nous prépare une TIPE de derrière les fagots ! » Et prévient : « Nous vendrons l'électricité le moins cher possible. » Claire Garnier, à Rouen

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Commentaires
a écrit le 29/03/2011 à 9:31 :
si ns sommes ds l'ere de la voiture electrique ns aurons toujours des centrales nucleaire ça coule de source Il faudrait pourtant en reduire le nombre et mettre les autres sous une surveillance consante et faite par des personnes competentes c'est primordial -

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