Cap sur la logistique durable

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Les obligations environnementales seront au coeur du Salon international du transport et de la logistique qui ouvre ses portes ce mardi.

Les efforts entamés par les différents acteurs de la logistique pour rationaliser leur activité et réaliser des économies ne datent pas d'hier. Mais la crise et une réglementation de plus en plus contraignante font de la logistique durable un sujet qui ne cesse de monter. Certes, les obligations environnementales portent, in fine, sur les chargeurs. « Ce sont probablement les plus à même d'impulser le mouvement », estime Céline Bernard, présidente de la Commission Logistique durable à l'Aslog (Association française pour la logistique). On voit d'ailleurs apparaître depuis quelques années des postes de responsable développement durable dédiés à la chaîne des fournisseurs (supply chain). Mais les transporteurs, concernés par capillarité, le sont également de façon plus directe.

La taxe poids lourds (de 8 à 14 centimes d'euro/kilomètre), repoussée à deux reprises, doit finalement entrer en vigueur début 2013 pour les trajets effectués par les camions de plus de 3,5 tonnes sur les nationales et certaines départementales. Mais les chargeurs qui recourent à leurs services n'entendent pas se voir répercuter cette charge supplémentaire. Autre épée de Damoclès sur les entreprises du secteur, le bilan carbone pour les entreprises de plus de 500 salariés, obligatoire à compter de 2012. Sans compter, concernant les entrepôts, l'objectif de baisse de 38 % des consommations d'énergie dans les bâtiments existants d'ici à 2020 dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

Des solutions existent à plusieurs niveaux. Sur la motorisation des véhicules, en faveur de l'hybride voire de l'électrique auquel seront un jour réservés les centres-villes ; au niveau des entrepôts eux-mêmes, notamment en termes d'isolation. Mais c'est aussi leurs implantations qu'il faudra parfois repenser, pour accompagner le basculement du « tout route » vers des solutions multimodales où le fluvial et le ferroviaire ont leur place. « C'est ce qui se met peu à peu en place autour du Canal Seine-Nord Europe », observe Christophe Chauvet, directeur des opérations d'Elcimaï, société de conseil et ingénierie logistique.

Partenariats

À l'Aslog, même si aujourd'hui l'offre n'existe pas, à moyen terme on croit plus au fluvial qu'au ferroviaire. « Pour devenir efficace en matière de fret, de nombreuses décisions seraient nécessaires et même une évolution du réseau ferré », selon Céline Bernard. On observe chez divers acteurs (dont Ports de Paris ou VNF) une augmentation des capacités de traitement et l'élargissement à des marchandises autres que le vrac. « Il faut aussi que l'État se montre très incitatif », insiste Céline Bernard. Mais les solutions ne sont pas uniquement technologiques. Elles passent aussi par des partenariats : entre chargeurs et transporteurs ; entre chargeurs pour mutualiser et massifier leurs flux ; et même entre transporteurs et collectivités locales qui doivent dialoguer plus en amont des décisions logistiques.

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