L'offre verte, un moyen efficace de changer les pratiques

Entre pédagogie, incitation voire coercition, les politiques de l'offre s'avèrent les plus efficaces et les mieux acceptées.

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Outre celui de révéler les liens ténus qui existent entre la capacité des ménages à faire évoluer leurs pratiques et leur capacité financière, l'étude de Nantes Métropole a un second mérite. Elle fait ressortir qu'en matière de respect de l'environnement les politiques d'offre sont souvent plus efficaces que celles qui s'appuient sur l'incitation ou la pédagogie et bien mieux acceptées que les mesures coercitives.

Le volet équipement de l'étude est à ce titre assez éloquent. Il fait ressortir que, dans l'intervalle des neuf mois d'observation, le domaine dans lequel l'évolution des pratiques des ménages est la plus vive concerne l'éclairage. Alors que, à l'été 2010, 44 % des ampoules des foyers étaient des ampoules basse consommation, cette proportion grimpe à 52 % au printemps suivant. Cette évolution est à l'évidence la conséquence d'une stricte politique de l'offre puisque, en vertu de conventions signées en 2009 entre l'État et les fabricants d'ampoules, les lampes à incandescence sont peu à peu remplacées sur les rayons par leur cousines basse consommation. En dépit de qualités sur leur durée de vie pas toujours avérées et malgré leur coût nettement plus élevé, les ménages s'en équipent de plus en plus.

Le mode stand-by

La pédagogie, tant qu'elle ne se traduit pas par un surcoût, peut toutefois être payante. Sur la période d'observation en effet, les ménages ont appris à éteindre leurs appareils dotés d'une veille, sans doute informés que le mode stand-by se révèle très énergivore. Télévisions, hi-fi, ordinateurs, box et boîtiers permettant de se connecter à l'Internet, imprimantes... tous ces appareils consomment souvent plus d'électricité pendant leurs périodes de veille que pendant leur utilisation, ont montré de nombreuses études. Au début de l'enquête de Nantes Métropole, 40 % des foyers éteignaient toutes leurs veilles et 15 % aucune. À sa clôture, le premier pourcentage avait grimpé à 48 % et le second baissé à 8 %.

Si la pédagogie est efficace pour les veilles, elle reste quasiment inopérante dans d'autres domaines. Reste alors les incitations fiscales ou les subventions dont le bonus-malus auto a prouvé l'efficacité. La communauté nantaise semble d'ailleurs l'avoir compris, elle vient de voter « un chèque au remplacement des chaudières au fioul ».

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