Fukushima veut inventer l'éolien en mer de demain

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Eolienne flottante développée par Nss&Wind avec DCNS et Ifremer Copyright Reuters
Eolienne flottante développée par Nss&Wind avec DCNS et Ifremer Copyright Reuters (Crédits : dr)
La région mise sur un projet d'éoliennes flottantes au large des côtes japonaises. La préfecture de Fukushima espère devenir une base d'exportation de cette technologie innovante.

Les Japonais, à la recherche de solutions de substitution au nucléaire dont la part dans le mix énergétique s'est effondrée depuis l'accident de mars 2011, n'ont pas manqué de constater que les quelque 1700 éoliennes terrestres du pays avaient parfaitement résisté au tremblement de terre.

De quoi convaincre plus de dix entreprises japonaises de se réunir pour construire une ferme d'éoliennes flottantes  de 16 MW à proximité du lieu de la catastrophe qui a frappé le Japon il y un an.
L'initiative avait été annoncée pour la première fois en septembre, lorsque le gouvernement japonais, qui table sur 1.000 MW installés au large des côtes japonaises d'ici à 2020, avait annoncé un investissement de 95 à190 millions d'euros dans le développement de cette industrie.

La première sous-station en mer

Sous l'égide du conglomérat Marubeni, le consortium réunit également Mitsubishi, Nippon Steel ou encore Hitachi et reçoit le soutien du Ministre de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie,
Après une première machine de 2 MW cette année, le plan prévoit l'installation de deux turbines de 7 MW en 2013 et 2015, à une distance de 20 à 40 kilomètres des côtes, et par 100 à 150 mètres de profondeur. Au total, ces 16 MW permettront d'alimenter 100.000 foyers. Elles seront respectivement fabriquées par IHI Marin United et Mitsui. Pour mémoire, les plus puissantes éoliennes aujourd'hui posées sur les fonds marins atteignent un maximum de 6 MW, même si le danois Vestas en promet une de 7 MW, qui est encore dans ses cartons. Pour la première fois également, une sous-station flottante (nécessaire pour abaisser la tension électrique avant de distribuer l'électricité) sera installée par Hitachi.

Une bataille mondiale

Le projet, qui doit démarrer courant mars, bénéficiera de prêts bancaires garantis par le ministère de l'Industrie et de fonds débloqués pour la reconstruction du pays suite au tsunami.
La région mise sur la réussite de ce projet pour amorcer la création d'emplois dans les énergies renouvelables et pourquoi pas, devenir le berceau de l'éolien de demain. En effet, seules des éoliennes flottantes rendront cette technologie capable de dépasser des profondeurs de 30 à 40 mètres et d'atteindre le volume qu'on lui prédit. D'ailleurs, plusieurs fabricants d'éoliennes travaillent sur ce concept. Le norvégien Statoil, mais aussi les français Nenuphar ou Nass&Wind associé à DCNS, ont déjà des prototypes en mer. Le Royaume-Uni a dédié 25 millions de livres (30 millions d'euros) dans un démonstrateur qui doit être installé au large de ses côtes d'ici à 2016. Le Japon n'a donc pas de temps à perdre pour se positionner.

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Commentaires
a écrit le 15/03/2012 à 14:29 :
16 MW permettront d'alimenter 100.000 foyers, désolé mais c'est impossible probablement une faute lors de la rédaction...
a écrit le 08/03/2012 à 13:11 :
et en France, la caravanne passe: tout comme le gal De Gaulle a eu la formidable et courageuse idée de nous lancer dans l'NRJ nucléaire pour metre fin à notre dépendance énergétique, qui aujourd'hui aura le cran d'imposer d'autres sources d'NRJ comme étant celle de demain (l'hydrolien a l'avantage de ne pas défigurer l'envirronement et de fonctionner à 100% contrairement à l'éolien) et nous en avons des km de mer autour de la France

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