Gaz de schiste : le gouvernement ne tranche pas... définitivement

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La rencontre ce mardi matin des huit ONG ayant participé au Grenelle de l'Environnement avec le Premier ministre et la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, n'a pas permis d'éclaircir la position officielle du gouvernement sur ce dossier épineux. D'autant que que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, promet "un débat à la rentrée".

D'une même voix, les ONG, qui ont rencontré ce mardi Jean-Marc Ayrault et sa ministre en charge de l'Ecologie dans la perspective de la Conférence environenmentale de septembre, se sont déclarées "satisfaites, sauf sur les gaz de schiste". Satisfaites d'abord par le principe de rencontre avec un Premier ministre, lequel, selon l'engagement du candidat François Hollande, doit être le garant de la cohérence du gouvernement en matière d'environnement. Dans le cadre du Grenelle, les ONG avaient des contacts directs avec le président, mais pas avec le Premier ministre auquel il revient en principe d'effectuer les arbitrages interministériels. Comme l'a expliqué Jean-Marc Ayrault aux ONG, chaque ministère recevra désormais une lettre de cadrage environnemental sur le principe de la lettre de cadrage budgétaire déjà bien ancrée dans les habitudes.

Inclure l'écologie aux réflexions fiscale et sociale

"Le gouvernement semble ouvert au dialogue, convaincu que la transition écologique peut être compatible, et même, représenter une piste de sortie possible, à la crise économique actuelle", se réjouit Cécile Ostria, directrice de la Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH) créée et présidée par Nicolas Hulot. En revanche, si les ONG ont obtenu de participer au chantier du "redressement productif", ni le calendrier, ni les modalités de cette participation n'ont été précisées. "Le principe d'une Conférence environnementale (programmée les 14 et 15 septembre prochains) ouverte par le président et clôturée par le Premier Ministre est une étape majeure, affirme Cécile Ostria. Mais nous regrettons l'absence de lien avec la Conférence sociale". De la même façon, si la fiscalité environnementale est inscrite à l'ordre du jour, "il ne faudrait pas que le sujet soit traité en parallèle de la réflexion plus globale prévue sur la fiscalité".

Evaluer le potentiel

Il semblerait que le Premier ministre ait beaucoup insisté sur l'importance de la participation citoyenne, notamment lors du débat sur la transition énergétique, qui doit s'ouvrir cet automne pour déboucher sur une proposition de loi au deuxième trimestre 2013. Le sujet des gaz de schiste devrait y être largement débattu. Pour l'heure, conformément à la volonté de la précédente ministre de l'Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, la technique de la fracturation hydraulique, décriée pour les dégâts sur l'environnement qu'elle est susceptible de provoquer comme le montrent plusieurs cas aux Etats-Unis, est interdite par la loi en France. Problème, il faudrait en passer par là, ne serait-ce que pour confirmer le potentiel de notre sous-sol. La Pologne vient de découvrir que ses ressources étaient deux fois moins importantes qu'attendu.

Pour l'heure, la France est présentée comme l'un des pays européens les plus prometteurs. Et l'exemple américain ne se limite pas aux dégâts écologiques. L'accès à une énergie abondante et à bas coût contribue à relancer l'économie des Etats-Unis, en y créant des emplois et même en provoquant la relocalisation de pans entiers de l'industrie, telles que celle du cracking (opération consistant à casser les molécules pour les besoins de la pétrochimie).

Si une nouvelle technique était mise au point...

On comprend bien ce qu'une telle perspective peut avoir de tentant pour le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et sa volonté, exprimée la semaine dernière, de "regarder le dossier". Les entreprises européennes très énergétivores et en concurrence directe avec des entreprises américaines ayant accès à une énergie très bon marché sont particulièrement concernées. Delphine Batho avait rétorqué en réaffirmant l'opposition du gouvernement à la fracturation hydraulique, et en confirmant la prochaine refonte du code minier, pour le rendre plus conforme à la Charte de l'Environnement. Ce mardi, Jean-Marc Ayrault a confirmé que le sujet se traitait chez elle (et non au ministère de l'Industrie). Les ONG n'en ont pas moins regretté une "position attentiste du gouvernement".

En résumé : non à la fracturation hydraulique mais ouverture d'un "vrai débat démocratique si une nouvelle technique était mise au point". Pour l'heure, de l'aveu même des industriels, une telle technique n'existe pas. Gageons que le sujet sera bel et bien sur la table des débats à la rentrée. Le gouvernement saura-t-il trouver une position commune ou le sujet risque-t-il de s'envenimer à l'image du différend concernant les forages pétroliers en Guyane, qui s'était finalement conclu par l'éviction de Nicole Bricq du ministère de l'Ecologie ? En tout cas, Arnaud Montebourg, ne compte pas lâcher prise. "Un débat sur le gaz de schiste, auquel seront associées les deux chambres, aura lieu à la rentrée", a-t-il indiqué mardi devant les sénateurs de la commission des affaires économiques.

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Commentaires
a écrit le 25/07/2012 à 14:15 :
L'actualité tombe plutôt bien ce mois-ci : tous ceux qui veulent se faire une opinion éclairée et dépassionnée sur le sujet des gaz de schiste peuvent se reporter au dernier numéro de Science et pseudo-sciences, de l'association française pour l'information scientifique (Afis) : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1903
Il vient de paraître et est disponible chez tous les bons marchands de journaux. Avec en plus un dossier sur un autre sujet qui fâche : les nanotechnologies. ;-)
a écrit le 25/07/2012 à 13:08 :
Excellente idée, surtout ne décidons rien : soit le retour dans les autres pays sera un désastre, et au moins on y aura échappé, soit c'est le contraire et il sera toujours temps de nous y mettre. De toute façon, çà ne presse pas, ces réserves éventuelles ne vont pas s'envoler, et vu les augmentation du prix du gaz qui s'annoncent, c'est peut-être une véritable fortune qui dort sous nos pieds.
[Note à ceux qui pensent que l'exploitation du gaz de schiste pourrait faire chuter les prix : en toute logique, oui. Sauf que nous sommes en France, et il y a fort à parier qu'on va nous trouver toutes les excuses les plus bidons possibles pour encore augmenter ces prix !]
Réponse de le 25/07/2012 à 23:21 :
Le prix du gaz n'a baissé aux Etats-Unis qu'essentiellement avec la crise, le gaz de schiste est à un prix, exploitation totale comprise, relativement élevé en moyenne et selon les puits et la situation n'est pas identique en Europe beaucoup plus dense en populations et en nappes phréatiques essentielles. Le plus bas du gaz a été atteint au Etats-Unis et maintenant c'est la phase de remontée et les puits ne durent que quelques années au mieux. Exxon s'est retiré de Pologne pourtant prometteuse.
a écrit le 25/07/2012 à 12:06 :
Il y a beaucoup de charbon en France relançons l'exploitation des mines avec une technologie du 21e siècle!!
a écrit le 25/07/2012 à 11:44 :
Nous n'avons pas besoin d'emplois, d'exportations et de rentrées fiscales! Alors pas de recherche sur ce gaz de schiste! Le gaz russe est cher, mais c'est le consommateur qui paye, donc, aucune importance. Les politiques, eux, ont leurs frais pâtes....
Réponse de le 25/07/2012 à 23:15 :
Raisonnement court terme "boulot popotte" superficiel et stupide n'intégrant pas tous les paramètres ! La densité de population et la situation des nappes phréatiques en Europe, parmi les problèmes à intégrer, n'est pas la même que celle des Etats-Unis où les problèmes sont malgré tout très nombreux si vous analysez un peu le sujet et çà retarde les projets plus de long terme et plus intelligents pour notre avenir.
Réponse de le 28/07/2012 à 23:14 :
quand on sait que 2l d huile moteur sont capable de polluer une surface d un hectar que va donner sur les nappes freatiques le cocktail solvant plus eaux polluees sur les dites nappes
APRES exploitation qui va payer pour toutes les nuisances quand les petroliers s en iront ,cf les mines d or ,le meme consommateur qui passera a la caisse deux fois ,pour le gaz a court terme et pour la depollution a long terme
c est une visee economique de courte vue
a écrit le 25/07/2012 à 10:05 :
Notre économie peine alors que nous avons un trésor sous nos pieds. Si le gouvernement reste prisonnier des écologistes il fera le malheur du pays. Soyons raisonnable et étudions les moyens nous permettant d'utiliser ce trésor, le gaz de schiste, en limitant le plus possible les dégâts (non prouvés) à l'environnement. Le gouvcernement actuel est-il capable d'être pragmatique et intelligent ?
Réponse de le 25/07/2012 à 11:27 :
Les dégâts sur l'environnement sont prouvés donc renseignez-vous au préalable
Réponse de le 25/07/2012 à 11:46 :
Absolument faux! C'était autrefois.
Réponse de le 25/07/2012 à 16:20 :
Rouge à raison les technique évoluent. Il ne faut pas rester en arrière
Réponse de le 25/07/2012 à 23:10 :
Et c'est quoi les techniques ? : Gasfrac, très cher et n'empêche les problèmes des multiples produits chimiques utilisés de même que les migrations des polluants dans le temps, l'eau, l'air, les sols, ni la pollution du gaz de schiste lui même au bilan plus émissif que le charbon, ni le mauvais rendement d'exploitation, 1 unitée consommée pour moins de 2 obtenues, ni ceux de la fracturation et il faut du GPL, pas simple partout. C'est stupide d'utiliser un gaz comme combustible une seule fois avec souvent de mauvais rendements de combustion alors qu'il a d'autres applications où il peut être recyclé et nettement mieux valorisé. Non à cette exploitation absurde, arriérée et polluante qui ne concerne qu'une minorité d'intérêts financiers qui vont ensuite dans les paradis fiscaux.
Réponse de le 25/07/2012 à 23:10 :
Et c'est quoi les techniques ? : Gasfrac, très cher et n'empêche les problèmes des multiples produits chimiques utilisés de même que les migrations des polluants dans le temps, l'eau, l'air, les sols, ni la pollution du gaz de schiste lui même au bilan plus émissif que le charbon, ni le mauvais rendement d'exploitation, 1 unitée consommée pour moins de 2 obtenues, ni ceux de la fracturation et il faut du GPL, pas simple partout. C'est stupide d'utiliser un gaz comme combustible une seule fois avec souvent de mauvais rendements de combustion alors qu'il a d'autres applications où il peut être recyclé et nettement mieux valorisé. Non à cette exploitation absurde, arriérée et polluante qui ne concerne qu'une minorité d'intérêts financiers qui vont ensuite dans les paradis fiscaux.
a écrit le 25/07/2012 à 9:17 :
Si ils ont un doute qu'ils prennent une pelle et une pioche et qu'il aillent creusés eux-mêmes, ont leur plantera une tente sur place avec un masque à gaz pour qu'ils économisent sur les frais de transport payés par les contribuables et économiser aussi sur l'essence et le gasoil. La fête est finit pour le pétrole.
http://blog.syti.net/video.php?id=457
a écrit le 25/07/2012 à 9:01 :
certes la fabrication des bougies avec de la cire naturelle permet sans problème d''éclairer la France. Il serait bon de mettre en place des ateliers subventionné dans les écoles pour enseigner les secrets de fabrication de la bougie a la cire naturelle . Si non nous allons perdre notre indépendance énergétique dans quelques années, en achetant pour rien, le gaz aux USA qui ne vont par tarder a devenir le premier exportateur de gaz.
Réponse de le 25/07/2012 à 23:00 :
N'importe quoi, comme si l'indépendance énergétique dépendait du gaz de schiste lol !
a écrit le 25/07/2012 à 8:55 :
En espérant qu'un débat "démocratique" ne se réduira pas qu'à recevoir des ONG et ne sera pas qu'à charge contre le gaz de schiste.
a écrit le 25/07/2012 à 8:41 :
Bien sur on est encore a penser que il faut de la croissance industrielle (entreprise énergivore... ministère du redressement productif....) Ben non car tout le monde sait que l'on est déjà rentré dans le mur de la triste réalité de notre civilisation industrielle ( surpopulation , pollution systématique de la nature et sous toutes ses formes) et couplé à un gaspillage des ressources aussi bien naturelles qu'humaines (la je parle surtout pour l'occident) Je ne parle pas des gens malintentionnés qui risquent d'emporter la mise (en donnant la bonne parole ).....Non le changement c'est de financer avec des fonds publics une nouvelle vision de nos rapports aux autres à la nature et au monde (je suis surpris du tout voiture dans notre pays ou bien du très rapide -TGV- ) Le changement passera surement par 0 Wouatur....(plus de pollution plus de charges adossées plus de danger ...et plus de recettes pour l'état !! le changement quoi...)
a écrit le 25/07/2012 à 7:14 :
Maintenant les présidentielles passées ou en est le dossier GAZ DE SCHISTE :
Par Marc DUGENDRE Mirabel ARDECHE ???JUILLET 2012

Voila tout d abord la mise en ligne des permis de recherche : La carte des demandes et des permis attribués ou en court d?attributions.
Si cela fini par être accordé, on n?aura jamais fini de se battre, David contre Goliath.
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Permis-de-recherche-carte-des-.html
Il suffit de cliquer sur votre département, et tout est mis à jour régulièrement.
Quel avenir pour la France et la Terre, on se demande?
On croyait pourtant le problème réglé en France après l'interdiction de prospection par fracturation hydraulique voté en 2011.

Petit rappel des intentions des candidats sur le gaz de schiste durant la campagne électorale :

La mobilisation en France des collectifs anti-gaz de schiste a conduit la classe politique à s'opposer à l'exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels. Pas question donc pour les candidats interrogés de revenir sur la loi du 13 juillet 2011 qui interdit la fracturation hydraulique, seule technique de forage disponible aujourd'hui mais dont les conséquences sur l'environnement sont néfastes.

Ce consensus cache des nuances :

François Hollande envisageait de renforcer la loi du 13 juillet, tandis que Jean-Luc Mélenchon se prononçait pour l'abrogation des permis accordés. Nicolas Sarkozy précisait que, "pour être autorisées, l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste doivent utiliser des techniques respectueuses de l'environnement", laissant ainsi la porte entrouverte. Cette position est cohérente avec le rapport d'une mission gouvernementale, publié le 22 mars, qui se déclare favorable, sous contrôle public, à des forages scientifiques utilisant la fracturation hydraulique. Objectif ? Ne pas gâcher les richesses du sous-sol français susceptibles de réduire la facture énergétique de l'Hexagone.

Seulement voilà, les sociétés minières américaines ne désarment pas car l?appât du gain est là, et tout le monde est bien conscient que le
Besoin énergétique de la planète va grandissant d?année en année, donnant ainsi l?excuse du développement croissant et incontournable des énergies.


Alors, maintenant après le scrutin présidentiel, comment, le Président de la République Monsieur HOLLANDE va-t-il gérer ce dossier avec Mr MELANCHON et ses futurs députés ainsi qu?avec les élus d?EELV qui sont maintenant dans le même « camp politique »
Sachant que Mr MELANCHON le soir du premier tour nous a informé qu?il se ralliait a Monsieur HOLLANDE « SANS CONDITION »

Comme tout le monde le sait, le Front de Gauche est catégoriquement opposé au Gaz de Schiste et d?ailleurs c?est le chef de file de ce mouvement, les verts sont également contre mais Monsieur HOLLANDE n?exclut pas l?Exploration qui comme tout le monde le sait avec l?article 68.3 du code minier est en fait de l?exploitation déguisée.

Car s?est tout de même l?assemblée nationale qui donnera par sa majorité de voix l?accord POUR ou CONTRE l?exploitation et l?exploration du gaz de schiste.

Mais tous, ne craignent ils pas un dérapage probable du Président de la République et de son ministre chargé de l?Industrie et de l?Énergie ????????

Chacun aura donc le choix entre énergie et écologie, mais tous penserons inéluctablement, sans bien sûr le dire, à l?appât du gain.

Il est à noter que le mercredi 3 mai 2012, le 13e Sommet international du pétrole à Paris n?a pas fait exception à la règle. Christophe de Margerie, le PDG de Total, a rappelé qu?aujourd?hui les prix du gaz sont neuf fois plus élevés en Asie qu?aux Etats-Unis (six fois plus élevé en Europe). "Une différence dure à avaler pour les clients", juge le patron du pétrolier en rappelant que les prix des carburants ont augmentes de plus de 30 % entre 2010 et 2011.

Suivons ce dossier avec attention avant de nous réjouir sur la finalité de ce dossier extrêmement rentable pour ces entreprises et sociétés d?exploration et d?exploitation qui pour la plupart sont étrangères.

Surtout il est très incontournable de noter que ces entreprises ne participeront aucunement par l?intermédiaire de leurs impôts et de la distribution de leurs bénéfices en France au redressement de la dette Française.

Ainsi nous seront piégés deux fois : Par la destruction de notre environnement et par le non retour sur investissement de notre politique industrielle, car la création d?emploi de personnel Français dans ce genre d?entreprise est aléatoire.

Vous comprenez bien qu?il est certain et très probable que le personnel dirigeant et cadre de ces entreprises viendront des pays où ses sociétés ont leur siège social. Il ne prendront pas le risque d?engager du personnel Français eu égard toutes les manifestations et les évènements qu?il y a eu en France concernant le Gaz de Schiste.

Suivons ce dossier avec obstination, ardeur, Il va très certainement avoir des détours, des contournements, des déviations, des rebondissements, et surtout des interprétations innombrables des lois afin qu?en définitive, notre terre sera exploiter sans ignominie.

Aujourd?hui, il convient de ne pas nous réjouir sous prétexte que trois permis ont été annulés.

DUGENDRE Marc ARDECHE 07170 JUILLET 2012


a écrit le 25/07/2012 à 1:39 :
Les données des gaz de schistes sont chaque fois surévaluées comme le groupe Exxon lui même l'a encore constaté, pourtant en Pologne. Aux Etats-Unis entre autres l'exploitation se heurte au manque d'eau et le coût et bilan sont déplorables, surtout pour des utilisations combustibles à bas rendement. Les puits se vident en quelques années et les conséquences à long termes peuvent être très lourdes.Résumé rapide du bilan des gaz des schiste : pollution de l?air (complexes BTEX etc), risques de pollutions des eaux à court comme à LT (produits utilisés + diffusion de contaminants types métaux lourds, mercure, arsenic etc), bilan énergétique faible : entre 1 et 2 unités d?énergie obtenue pour 1 unité d?énergie nécessaire, nécessités d?infrastructures dont stockage, multiples forages au km2, noria de camions (800 mouvements en moyenne par forage), nuisances d?exploitations et visuelles, brevets et technologie américaine donc retombées locales atténuées, multiples sociétés d?exploitation dont la responsabilité à long terme sera nulle en cas de dégâts à l?environnement etc. Selon la couche de schiste, un puits peut donner accès à des quantités de gaz très variables pour être sûr de rentabiliser un champ il faut donc une forte densité de forages, des milliers de déplacements de camions, auxquels s?ajoutent la pollution du raffinage. Suivant les endroits où les produits très toxiques utilisés pénètrent (quelle que soit la méthode utilisée, y compris celle de Gasfrac), par exemple une nappe phréatique, leur vitesse de propagation peut aller de 1 à 1000. Dans certains cas, ils peuvent ainsi parcourir des centaines de mètres par jour dans les sous-sols. Sur 278 produits utilisés étudiés, 93% affectent la santé et 43% sont également des perturbateurs endocriniens durables (impacts sur la différenciation sexuelle, la stérilité, régulation hormonale, facteurs de diabète, cancers etc). L?exploitation de gaz de schistes peut entraîner la remontée de contaminants des sols, à court, moyen ou long terme (large diffusion de métaux lourds, arsenic, mercure, matériaux radioactifs etc) (Pr Theo Colborn Université de Floride) http://www.tiogagaslease.org/images/BVW_02_20_09.pdf de même que la pollution de l?air (complexes BTEX « benzène, toluène, éthylbenzène, xylène » + oxydes nitreux, méthane, métaux lourds etc.). Une étude parmi d'autres publiée par le professeur Robert W. Howarth de l?Université Cornell constate qu?une fois calculé l?impact des émissions fugitives de méthane dans le cycle de vie, les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par les gaz de schiste sont plus élevées que celles du charbon et du mazout. http://www.enerzine.com/12/11812+le-gaz-de-schiste-contribue-au-rechauffement-climatique+.html

a écrit le 25/07/2012 à 0:41 :
Il y a certainement un grand potentiel à utiliser, et il serait dommage que la France passe à côte de cette chance qui lui permettrait de faire ravaler leurs prétentions aux états pétroliers et à la russie. Les pays qui se sont lancés à fond dans cette voie vont permettre de disposer d'un retour plus précis sur les conséquences de l'exploitation des gaz de schiste. Tant pis pour eux quelque part, ça nous permettra de disposer de processus économiquement et écologiquement viables. La démarche du gouvernement qu'il soit de gauche ou de droite aurait été la même. Le "débat démocratique" n'est qu'un concept pipeau utilisé comme "cosmétique" par le gouvernement pour ne pas choquer l'électorat sensible aux questions environnementales (tout le monde en quelque sorte) mais qui ne se reconnait pas chez les extrémistes d'EELV et consorts. Même topo pour le pétrole Guyanais.
a écrit le 25/07/2012 à 0:26 :
Continuer à vider la terre de toutes ses ressources pour faire rouler des bagnoles et produire majoritairement de l'électricité pour chauffer et climatiser, avec pour point d'orgue une pollution de l'air qui va la rendre invivable n'est pas un projet humain. Courir après la Chine ou les US ne sert à rien. Il faut abandonner la mondialisation telle que les néo-libéraux nous l'ont vendu. Destructrice de l'environnement, des peuples, facteur de déstabilisation, de misère, de guerre (Cf. Le pétrole).
"La meilleure énergie est celle qu'on ne consomme pas". Isoler nos bâtiments et produire pour consommer sur place serait une bonne option.
a écrit le 24/07/2012 à 22:27 :
et le gaz de shit c'est pour quand ?!
Réponse de le 25/07/2012 à 9:38 :
@plop: ma belle-mère en produit déjà :-)
a écrit le 24/07/2012 à 19:43 :
Je vois mal comment on peut se passer d'une énergie très peu chère dans une économie ouverte. Déjà les USA l'utilise et cela leur donne déjà un avantage compétitif majeur.
Or nous n'avons que peu de réserves de gaz ou pétrole conventionnel, les ENR sont encore chères pour un moment, et le nucléaire arrive dans sa phase critique : outre les catastrophes, il va falloir gérer les déchets, les démantèlements et des EPR bien trop chers pour être compétitifs. Les caisses étant vides chez EDF et chez AREVA, les tarifs ne peuvent que s'envoler (voir le rapport du sénat sur le sujet -déjà bien optimiste-).
Bref a moins d'un miracle il faut soit accepter de perdre en compétitivité (avec les conséquence sur l'économie et l'emplois), soit accepter un désagrément environnemental mais gagner en compétitivité et en indépendance énergétique...
Réponse de le 24/07/2012 à 20:06 :
Clair que les US sont un "modèle"... Arrêtez de dreamer, vous entamez la falaise.
Réponse de le 24/07/2012 à 21:00 :
Je ne prend pas les USA en modèle, la Chine aussi s'y met. Je veux bien croire au génie français mais là va falloir mettre les bouchées double s'y on veut rester compétitif sans gaz de schiste face a ces deux géants.
Montebourg semble l'avoir compris.
Réponse de le 24/07/2012 à 23:19 :
Il est affligeant de voir que certains sont dans le court terme! Pour satisfaire un besoin de consommation immédiat, ils sont prêt à tout saccager, et après eux le chaos, ils s'en moquent. La dette financière est peu être grave mais rien à coté de ce que sera la dette environnementale. On est prêt à sacrifier notre belle planète bleu pour sauver un système économique qui est à bout de souffle et qui a fait tant de dégâts sur l'environnement, la santé humaine, les inégalités et les relations humaines.
Il y en a assez de cette course effrénée à la croissance et à la consommation. Posséder toujours plus, pourquoi faire, cela ne nous rend même pas heureux.
Nous sommes devenus tellement exigeant que nous n'apprécions pas notre confort, il en faut toujours plus, ainsi, pour certain il devient vital de posséder le portable dernier cri! et après ca se plaint de ne pas pouvoir finir le mois.
Il y a urgence à changer de modèle de société. Nous allons dans le mur!!!
Réponse de le 25/07/2012 à 1:29 :
Moi pour tout vous dire, je ne sais pas si le gaz de schiste est bien ou pas bien, s'il pollue ou pas - et ne me parler de ce fameux doc qui tourne en boucle partout -, s'il y a des techniques moins polluantes en voie de développement ou pas. Mais ce qui est assez effrayant, c'est l'obscurantisme de certains. Nous avons un potentiel en France, ce qui est déjà une bonne nouvelle dans le contexte assez déprimant d'aujourd'hui. Ne pas pouvoir l'évaluer est déjà pour moi une hérésie. Au moins le débat serait déjà plus clair, gérer ou pas cette ressource. Je déteste les obscurantistes...
Réponse de le 25/07/2012 à 1:48 :
On ne peut pas évaluer correctement beaucoup de ces réserves. Plusieurs exemples ont montré que les données fournies par les opérateurs sont volontairement surévaluées pour tenter d'obtenir des autorisations de fracturation et faire fi de l'environnement comme d'attirer des partenaires, localités etc au titre d'hypothétiques profits et en Pologne où pourtant les réserves du fait des ressources en charbon devaient être élevées, les premiers exploitants ont abandonnée compte tenu de la pauvreté des gisements qui les concernaient.
Réponse de le 25/07/2012 à 8:40 :
@Jean : et bien faisons cela en France et si c'est le même la chose qu'en Pologne, le débat serait clos une bonne fois pour toute.
Réponse de le 27/07/2012 à 2:50 :
Comme indiqué le problème est que l'on ne connait réellement les réserves exactes pour la majorité des puits que lorsque on exploite ! Exxon qui connaît pourtant le sujet est ainsi mal tombé en Pologne. Par ailleurs en Europe on se heurte à la densité des populations et aux nappes phréatiques, entre autres. De plus l'utilisation du gaz de schistes sous forme combustible est loin d'être la plus intelligente, il y a des applications en chimie etc à plus haute valeur ajoutée et souvent recyclables. Donc forer pour que juste quelques-uns fassent des profits de court terme n'est pas un modèle intéressant en Europe.
a écrit le 24/07/2012 à 18:43 :
Le gouvernement devrait pourtant constater que la gouvernance des plus riches est en train de s'effondrer... Une désolidarisation ne serait pas forcément une hérésie. Bien au contraire... Alors, qu'il plaise au Roy.
a écrit le 24/07/2012 à 17:42 :
Un débat démocratique sur une nouvelle technique que personne ne peut essayer puisque la loi l'interdit ? Pourquoi pas un débat sur la composition de l'air ? Les comiques ! Au passage, on note que NKM était bien une militante socialiste, préfigurant l'actuel gouvernement.
a écrit le 24/07/2012 à 17:35 :

il faut bien faire plaisir a son electorat d ecologistes...!! du moins faire semblant..une minorite
Réponse de le 24/07/2012 à 19:16 :
Les "écologistes" sont au centre. Soit, ils veulent profiter du système, c'est tout.
Réponse de le 24/07/2012 à 20:08 :
Effectivement, les écologistes sont au centre... de la contestation. A part râler contre le grand capital, ils ne sont pas capables de faire grand chose. En particulier, on n'a jamais vu un écologiste créer une entreprise et embaucher des milliers de personnes. Bref, des politiciens 100% pur jus.
Réponse de le 24/07/2012 à 21:22 :
@oui
et toi, t'as créé quoi ? Non, je déconne, j'ai bien vu que j'avais affaire à un grand penseur qui a dû créer plein de trucs dans sa vie ! Tu penses, les génies comme toi qui ont le sens de la formule, ça se respecte !

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