Exoès convertit la chaleur en électricité

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La PME girondine vient de muscler son capital.

Après une première levée de fonds de 295.000 euros en 2009, la société girondine Exoès, implantée à Martillac, en a lancé une seconde de 500.000 euros. De plus, Exosun, un spécialiste des panneaux photovoltaïques et des suiveurs solaires, installé lui aussi à Martillac, et Amoès, un bureau d'études en bâtiment basse consommation, sont entrés dans son capital sous forme d'achat de brevets.

Créé en 2009, Exoès, qui emploie six personnes, n'a pas encore de chiffre d'affaires à mettre en avant mais elle compte doubler ses effectifs salariés début 2011. Elle s'est spécialisée dans la conversion de chaleur en électricité par le biais du moteur Shape (sustainable heat and power engine) qui s'appuie sur un système novateur d'écoulement des fluides. Ces micro-centrales électriques présentent plusieurs avantages, explique Thiébaut Kientz, directeur général, responsable de la recherche. D'abord, elles ont une grande efficacité énergétique car la chaleur résiduelle produite en même temps que l'électricité est récupérée. Le rendement est de l'ordre de 90 %.

De plus, le dispositif a été conçu, dans un premier temps, pour fonctionner avec des chaudières bois automatiques, ce qui fait d'Exoès le seul concepteur de systèmes de conversion de chaleur adapté à ce type de chaudière. Enfin, le modèle énergétique est transformé : « actuellement, on amène à des centrales des sources d'énergie lointaines et pas très propres comme le pétrole ou le charbon. Ces centrales sont éloignées des lieux de consommation de l'énergie, et il y a donc des pertes importantes. Nous, nous travaillons avec du bois, renouvelable, qui alimentera des chaudières proches du lien de consommation, du petit collectif  », commente Thiébaut Kientz.

Allemagne, Danemark et Italie

Différentes étapes ont été franchies. Le dernier prototype sera testé en 2011 et 2012. Les premières séries de moteurs seront lancées en 2013. En 2015, Exoès devrait faire passer sa production à 4.000 unités par an. Elle vise d'abord l'Allemagne, le Danemark et l'Italie où l'électricité est chère. A terme, ce dispositif pourrait être utilisé pour transformer en électricité les fumées industrielles, la chaleur à l'échappement des transports ou celle issue de la concentration solaire.

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