Une affaire de bon sens

L'union fait la force et qui se ressemble s'assemble, affirme le bon sens populaire. La monnaie unique européenne est née de cette double espérance qui a contraint les partenaires communautaires à emprunter un chemin balisé, les parrains de l'euro voulant faire converger coûte que coûte les différentes politiques budgétaires. Mais au risque de voir la discipline maastrichtienne faire le jeu de la récession sans plus tenir compte de réalités fortement contrastées. Les efforts se sont certes montrés payants, en particulier pour les pays du Sud. Mais ce fut au prix d'un coût social généralement élevé. Aujourd'hui, alors que des signes d'essoufflement apparaissent de part et d'autre du Rhin, des voix s'interrogent à nouveau sur les façons de faire autrement. En excluant par exemple de la convergence budgétaire les dépenses d'investissement. En assouplissant les critères pour n'en retenir que l'ambition. Bref, en composant pour mieux contourner un dogme dont l'application « stricto sensu » menace l'équilibre de l'édifice tout entier.

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