Diversifiées internationales : une mosaïque de déceptions

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Le compartiment des Sicav diversifiées internationales regroupe une vaste mosaïque de spécialités. S'y côtoient des Sicav visant l'ensemble des marchés mondiaux, des Sicav ciblées sur une zone géographique bien précise (Europe du Nord, etc.) ou une spécialité (santé, environnement, etc.) et des Sicav partageant leur allocation entre titres obligataires et actions. Premier constat : l'année 1995 s'est révélée plus profitable aux Sicav à forte connotation domestique qu'aux Sicav à vocation internationale (sauf dans les spécialités). Le portefeuille Diversifié en est le meilleur exemple. Cette Sicav, gérée par la maison de titres Cogefi, doit en effet l'essentiel de son avance à sa forte pondération en actions françaises (65 %) durant toute l'année. Même constat pour Préparval, de la Bred, à la nuance près, toutefois, que la représentante de la Bred a construit sa per- formance sur les obligations françaises longues (65 % du portefeuille). Olivier Bussière, son gérant, n'a pas utilisé la possibilité d'aller sur les marchés internationaux. « Les 25 % sont allés sur des titres de distribution grand public comme Carrefour et Comptoirs Modernes. » L'autre créneau porteur concerne les spécialités, et en particulier le domaine de la santé. Les nombreuses fusions et rapprochements dans le secteur pharmaceutique a lar- gement contribué au succès de la Sicav Biosphère (Cyril Finance). Les valeurs liées à l'environnement, qui constituent l'autre poste important de Biosphère, se sont en revanche révélées plus décevantes. A cela, il convient d'ajouter la faiblesse du dollar face au franc, qui a laminé les gains enregistrés sur les transactions. Même constat pour Saint-Honoré Vie & Santé, de la Financière Rothschild. Déception, en revanche, pour Techno-Gan, qui avait aussi sans doute une bonne carte à jouer en 1995 en raison de l'envolée des valeurs technologiques sur le marché américain. La dépréciation du dollar face au franc et l'extrême volatilité des valeurs technologiques en fin d'année expliquent sa performance inférieure aux prévisions.

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