Etats-Unis : la bonne surprise

Les Sicav Etats-Unis constituent, sans conteste, l'une des meilleures surprises de ce premier semestre. La plupart des gérants de ce compartiment sont, en effet, parvenus à résister au pessimisme savamment entretenu par ceux qui ont loupé la hausse ininterrompue du marché américain depuis plus de dix-huit mois. Le fait mérite d'être souligné, car rarement des gestionnaires de Sicav ont eu à affronter en interne un vent de pessimisme aussi marqué. Résultat : les écarts sont importants entre les Sicav dynamiques et celles qui ont péché par excès de prudence. Ils sont à peine altérés par le récent tassement des principaux indices américains notamment en valeurs moyennes. Quantamerica (Paribas), gérée de façon quantitative active sur l'indice S&P 500, termine le semestre en tête de la spécialité, devant Atout Amérique (Crédit Agricole), gérée de façon traditionnelle. La présence parmi l'élite de deux Sicav au profil différent prouve que la confiance accordée à des gestionnaires chevronnés du marché américain primait sur le secteur. Un bon point, aussi, pour Nouveau Monde (BGP), spécialisée sur les petites valeurs, qui maintient le cap malgré le net tassement de son indice de référence, le Russel 2000 durant la seconde quinzaine de juin. Déception, en revanche, pour State Street USA (gestion quantitative active), dont le retard par rapport à son indice de référence, le S&P 500, devient préoccupant. Même constat pour Elan Amérique (Banque Rothschild) adepte d'une gestion beaucoup trop prudente pour prétendre jouer un rôle dans ce compartiment. Sans commentaires, enfin, pour Union Amérique (CIC Européenne de Banque) qui est, sans doute, l'une des seules Sicav dites « spécialisées » à être passer complètement à côté de l'une des plus fortes hausses du marché américain de ces vingt dernières années. Dommage de se faire remarquer sur un si triste bilan... La présence des Sicav émergentes de ce compartiment (State Street Amérique latine, CIC Amérique latine, Partner Alena) dans le haut du palmarès est un peu trompeuse. Les trois Sicav (moins vrai pour Partner Alena) ont éprouvé les pires difficultés à trouver le bon rythme durant ce semestre et doivent leur bon positionnement au rebond récent des Bourses sud-américaines, couplé à la hausse du dollar face au franc. l

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