Les immobilières toujours en convalescence

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Petit soulagement pour les porteurs de Sicav immobilières : l'hémorragie a été stoppée. Une maigre consolation, car la tendance ne s'est pas radicalement retournée pour autant. Certes, les Sicav de la catégorie ont regagné en moyenne 8 % au premier semestre, faisant mieux que l'indice IEIF (+ 5,3 %). Mais, tout d'abord, certaines performances sont restées très décevantes, telle celle d'Alizes Pierre. Ensuite, la progression est demeurée inférieure à celle de l'indice CAC 40. La confiance n'est pas revenue. L'immobilier est encore un marché en convalescence. L'avenir ne s'est donc pas éclairci pour les Sicav spécialisées qui, en outre, doivent faire face à un double problème : un choix réduit de valeurs pures immobilières (une soixantaine) et une concentration des participations des Sicav sur un nombre limité de ces valeurs. Près de 90 % des capitaux que leur consacrent ces Sicav sont investis dans seulement quinze valeurs. Autant dire que toute vente de participation par un gestionnaire pèse lourdement sur les cours de la valeur concernée. C'est une des raisons pour laquelle la majorité des Sicav pratiquent une diversification de leur portefeuille. L'immobilier pur ne représente que la moitié de l'encours des Sicav immobilières. Dans certains cas comme Conservateur Unisic, Sicav dédiée à un contrat d'assurance, la part tombe même à 20 % ou 25 %. C'est aussi la raison pour laquelle certaines Sicav sortent du compartiment, soit par fusion, ce qui sera le cas prochainement de Laffitte Immobilière, soit par changement d'orientation comme Indosuez Sicavimmo récemment, devenue Indosuez Rendement Actions.

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