Actions américaines : des performances notables

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La dépréciation de près de 10 % du dollar face au franc n'a pas permis aux Sicav américaines de répercuter fidèlement l'envolée de la Bourse new-yorkaise (+ 32,2 % pour le Dow Jones, + 34,8 % pour le S&P 500, + 40,4 % pour le Nasdaq en dollars). La palme dans cette catégorie revient à Phénix USA, une Sicav indicielle tiltée indexée sur l'indice S&P 100 qui prend un net ascendant sur Quantamérica (Paribas), indexée sur l'indice S&P 500. La gestion traditionnelle tire également bien son épingle du jeu, puisque Améri-Gan enregistre un très bon score de 17,8 %, converti en francs. Ce résultat est d'autant plus flatteur que l'année 1995 reflète mal les difficultés rencontrées par les gérants. Il est, en effet, difficile de gérer dans la sérénité lorsque le consensus mondial milite très nettement en faveur d'une chute, voire d'un krach de Wall Street. Un krach annoncé depuis plus de deux ans et qui a conduit beaucoup de gérants à se réfugier sur le monétaire américain. Ils en paient les conséquences en fin d'année par des performances inférieures à 10 %. Un bon point, toutefois, pour Atout-Amérique (Crédit Agricole), l'une des rares Sicav de ce compartiment à avoir mené durant toute l'année une gestion offensive, et malheureusement victime en décembre 1995 du énième renversement de tendance des valeurs technologiques. Sa place parmi l'élite de ce compartiment confirme le bon savoir-faire du Crédit Agricole sur les grands marchés internationaux. Outre les Etats-Unis, les Sicav de la Banque Verte se distinguent en effet dans des spécialités complexes comme les marchés émergents, l'or et le Japon. A noter, aussi, le parcours bien mal récompensé dans les faits de Nouveau Monde (BGP), victime, elle aussi, de la brusque aversion des opérateurs américains à l'encontre des valeurs technologiques présentes en grand nombre sur le Nasdaq, le marché de prédilection de la représentante de la BGP. En sens inverse, les Sicav spécialisées sur l'Amérique latine ont durement souffert des conséquences de la crise mexicaine. Principale victime : State Street Amérique latine, gérée de façon quantitative active, qui n'est pas parvenue à inverser la tendance en fin d'année malgré les rebonds des Bourses mexicaine et brésilienne. Lancée en pleine crise du peso, CIC Amérique latine de l'Européenne de CIC limite ses pertes grâce à une allocation plus tardive durant le premier trimestre 1995.

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