100 milliards DE FRANCS d'actifs EN plus

La courbe s'est inversée. Les Sicav, qui perdaient des actifs depuis 1993, ont retrouvé une pente ascendante. En six mois, l'encours s'est gonflé de plus de 100 milliards de francs, remontant à 1.663 milliards à fin juin, selon les données de Fininfo, contre 1.554 milliards de francs à fin 1995. Sans les sorties massives de juin, l'augmentation aurait même atteint 150 milliards. La profession n'a pas, pour autant, de raisons de se réjouir outre mesure. La progression importante des encours n'est pas à attribuer particulièrement à un afflux de capitaux. Les souscriptions, d'un montant net de rachats de 24 milliards de francs, n'ont assuré que le quart de l'augmentation des actifs. Qui plus est, seules les Sicav monétaires ont réussi à collecter. Or, ce type de Sicav est entré dans une zone dangereuse. La baisse continuelle des rendements les fragilise. Elle est susceptible de provoquer, un jour ou l'autre, un important courant vendeur. L'essentiel du gonflement des actifs provient en réalité de la valorisation des Sicav. Les deux tiers, soit plus de 68 milliards de francs, ont pour origine l'appréciation des valeurs liquidatives. Avec 37 milliards de francs, les Sicav actions et diversifiées ont été incontestablement les plus grands contributeurs. On constate même qu'à elles seules, les Sicav d'actions françaises ont assuré plus de 20 % à la hausse des encours. Ces évolutions n'ont pas grandement modifié la structure du marché. A peu de choses près, les Sicav monétaires ont conservé la même position qu'en fin d'année. Elles ont continué à dominer le marché, avec une part de 56,8 %. Les quelques changements sont surtout intervenus au niveau des Sicav obligataires et actions. Victimes de rachats discontinus, les Sicav obligataires ne représentent plus aujourd'hui que 26,4 % du marché contre 27,8 % à fin 1995. En revanche, les Sicav actions et diversifiées ont connu une montée en puissance. Une puissance qui reste bien faible puisque leur participation à la formation des encours, bien qu'en sensiblement augmentation, reste limitée à 16,8 %, soit seulement un sixième de la masse. Une présence encore très insuf- fisante.

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