L'effet change profite aux obligations internationales

Le compartiment des Sicav d'obligations internationales comprend des Sicav qui couvrent systématiquement le portefeuille contre le risque de change et d'autres qui conservent ce risque ou ne se couvrent qu'occasionnellement. De plus, une petite poignée d'entre elles ont pour contrainte de détenir au minimum 50 % d'obligations françaises. Autant de différences qui influent sur le comportement des Sicav. Contrairement à l'année dernière, le premier semestre a été défavorable aux Sicav couvertes contre le risque de change. C'est le cas de Soprane Oblig Inter, de Bacot Allain Gestion, et de Geobilys, de La Poste. Ces deux Sicav se retrouvent en queue de classement alors qu'elles pavoisaient en tête de liste en 1995. Rien d'étonnant à cela. L'évolution des taux depuis le début de l'année n'a pas tellement donné l'occasion de gains. Positive au départ, la tendance s'est inversée par la suite, sans toutefois se détériorer substantiellement. A moins d'avoir, au bon moment, sensibilisé négativement le portefeuille - ce que peu de Sicav s'autorisent -, il était difficile de gagner beaucoup d'argent sur la simple évolution des taux. C'était d'autant plus difficile pour une Sicav référencée sur un indice du type Salomon Brothers World Index, qui pondère fortement les marchés américain, allemand, japonais et français, marchés qui ont été plutôt décevants. En revanche, les changes ont offert de belles opportunités de plus-values. Encore fallait-il bien anticiper les mouvements des monnaies. Se concentrant sur la zone européenne, Convergence Europe Gestion, de CDC Gestion, a fait la démonstration de sa capacité dans ce domaine. Comme son nom l'indique, cette Sicav est gérée en gardant en perspective une convergence des taux et des monnaies des pays de l'Union européenne. Or, les taux se sont effectivement rapprochés, à commencer par ceux de la France et de l'Allemagne. D'autre part, les politiques d'assainissement des finances adoptées par des pays tels l'Espagne et l'Italie ont entraîné une appréciation des monnaies locales. Un bon positionnement aux moments opportuns a permis à la Sicav de profiter des deux facteurs de valorisation. Pour les Sicav ouvertes sur l'ensemble du monde, la place donnée au dollar a également joué un rôle important. Le billet vert s'est apprécié de plus de 5 % au cours des six derniers mois, passant de 4,90 francs à 5,15 francs. Mais il fallait aussi gérer les taux et sensibiliser ou désensibiliser le portefeuille aux bons moments. Dans ces matières, les Sicav du Groupe Victoire, avec un beau triplé (Victoire Sécurité, Victoire Obligations et Victoire Adromède) ; Indosuez, avec Indosuez Multiobligations, et surtout les Mutuelles du Mans avec MDM Oblig Inter ont fort bien tiré leur épingle du jeu. Quant aux Sicav devant détenir 50 % minimaux d'obligations françaises en portefeuille, cette obligation était plutôt pénalisante compte tenu de l'évolution des taux longs français. Pour autant, il ne semble pas qu'elle ait constituée un obstacle majeur. Si Privoblig, de la BIMP, a eu un comportement bien décevant, Epargne Revenu, du Crédit du Nord, s'est bien tirée d'affaire, figurant en bonne position dans le classement. l

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