Monétaires : peau de chagrin

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Rien n'est plus comme auparavant pour les Sicav monétaires. Le niveau des taux courts est désormais très faible (3,6 %). Il force les gérants à mener des stratégies beaucoup plus agressives que par le passé pour espérer battre le rendement du livret A en fin d'année. Les Sicav ayant pour mission de battre le marché monétaire matérialisé par le taux moyen pondéré (TMP) dominent logiquement ce compartiment, bien aidées, il est vrai, par des frais de gestion très faibles. La ponction sur Ecureuil Expansion (réservée aux institutionnels) se limite ainsi à 0,2 %, contre près de 1 % pour Ecureuil Trésorerie (réservée aux particuliers). Cette dernière a cependant le mérite de mener une politique assez dynamique ce qui devrait lui permettre de faire mieux que le livret A en fin d'année. Il n'en va pas de même pour les Sicav Natio Monétaire (BNP), CM Epargne J (Crédit Mutuel) et Lion 20000 (Crédit Lyonnais) qui, en raison des frais de gestion et de leur manque de vitalité, risquent fort de terminer l'année sous la barre des 3,5 % en l'absence d'un rebond du TMP. La situation devient franchement préoccupante pour Mone Ouest (Banques Populaires de l'Ouest), dont la hausse sur six mois est nettement inférieure à la moyenne. Comble de l'ironie, si son rythme de progression ne s'améliore pas durant le second semestre, les frais de gestion (1,10 %) lui auront grignoté près de la moitié de son potentiel de hausse comparé au TMP... l

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