"Véritable révolution" aux Galeries Lafayette

En 1999, les Galeries Lafayette ont opté pour un contrat d'infogérance avec IBM afin de se consacrer, selon les termes de Laurent Cabane, directeur adjoint à la direction des systèmes d'information (DSI) des Galeries Lafayette, aux "sujets nobles : l'évolution du système d'informations et les applications métiers". Depuis 2002, l'ensemble du système informatique est remis à plat, pour aller vers davantage de standardisation, en adoptant des progiciels.Le projet de refonte du système de gestion de la chaîne logistique et de gestion commerciale a démarré en 2003. Dédié au secteur de la grande distribution, le progiciel Retek a été retenu car il permet de suivre l'ensemble de la chaîne article : de la création de la référence article à sa mise en vente et à son réassort. Le volume de données est en effet conséquent : "Quelque 2 millions d'articles, provenant de plus de 20.000 fournisseurs, génèrent un flux de données extrêmement important", indique Laurent Cabane. Une des données clés dans le domaine de la mode est la réactivité, poursuit-il. D'où le besoin de gagner en rapidité dans l'intégration de nouvelles applications et la nécessité de lancer un projet EAI (entreprise application integration) pour connecter entre elles les diverses applications utilisées par la société."Task force." Fin 2003, les Galeries Lafayette ont opté pour Websphere business integration (WBI) comme outil d'intégration, après avoir également étudié celui de Seebeyond. Yves Pastor, directeur des projets à la DSI, souligne que la solution d'IBM a été retenue car elle peut intégrer les processus en plus des données et permet d'accompagner le déploiement progressif du progiciel de gestion intégrée, d'ici à 2007. En plus d'IBM Business Consulting Services, les Galeries Lafayette ont retenu Unilog Management pour les accompagner dans ce projet.L'intégration de Websphere a été réalisée par une équipe mixte Galeries Lafayette-IBM afin que le transfert de compétences se fasse en douceur. "Nous avons essayé d'être pragmatiques, indique Laurent Cabane, en construisant une "task force", une structure non hiérarchique, temporaire." Et ce afin de définir la manière d'utiliser l'outil d'intégration et quelles interfaces étaient concernées par cette technologie.Avoir standardisé les interfaces entre applications permet par la suite d'en installer de nouvelles plus rapidement, cette réactivité étant mise au service de l'utilisateur final. Laurent Cabane souligne que la mise en place de cet outil d'intégration a été une "véritable révolution" au sein de la DSI, qui a dû passer d'un environnement grand système à une approche objet, c'est-à-dire basée sur des composants logiciels réutilisables. "Nous nous attendions à un changement fort, il l'a été encore plus."Le coût du projet d'intégration est, selon Laurent Cabane, couvert par les économies de maintenance qui devraient être générées par la réutilisation de composants, tant pour les Galeries Lafayette que pour IBM, qui a donc fait le nécessaire pour que le projet soit neutre financièrement pour son client.Cap sur les métiers. La prochaine étape, et la seconde révolution prévue, est la modélisation des activités métiers et leur intégration au sein d'un outil permettant de piloter l'ensemble d'un processus métier (business process modeling). "Ajouter une couche d'intelligence", résument Laurent Cabane et Yves Pastor. Modéliser le fonctionnement des utilisateurs dans un outil de gestion de processus indépendant des applications permettrait, expliquent-ils, de construire plus aisément de nouvelles applications apportant une valeur ajoutée supplémentaire. Le progiciel ne couvrant pas tous les besoins et les spécificités métiers, il est nécessaire de développer des applications connexes qui seront greffées au progiciel.Carole PitrasChiffres clés61 grands magasins dont 33 d'une superficie de plus de 5.000 m2, et 28 implantés dans des villes moyennes2 millions (environ) de références produits, dont une grande partie renouvelée chaque saison.20.000 fournisseurs.2,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2004.80.000 visiteurs par jour en moyenne dans le grand magasin du boulevard Haussmann à Paris.

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