Les investisseurs séduits par de nouveaux modèles économiques

Le Web 2.0 est devenu un secteur d'investissement à part entière qui annonce de fortes marges, explique Philippe Collombel, associé du fonds d'investissements Partech International. les start-up qui le composent sont des sociétés d'automatisation de services où ce sont les internautes qui produisent le contenu."En 2005, aux États-Unis, les sociétés de service ont récolté 2,42 milliards de dollars d'investissement en capital-risque, selon Ernst & Young, soit 53 % de mieux qu'en 2004. Une hausse que le cabinet explique principalement par un regain d'attractivité du secteur Internet et des start-up Web 2.0. En 2006, les investissements se poursuivent. Parmi les heureux élus, Riya.com, un site communautaire d'hébergement de photos, a levé 15 millions de dollars ; Youtube.com, un autre site communautaire, spécialisé dans la vidéo en ligne, a récolté 8 millions de dollars. En Chine, le moteur de recherche de forums et de blogs Qihoo.com a levé 20 millions de dollars à peine deux cents jours après sa création !Philippe Collombel, de Partech International, est formel : "Le Web 2.0 va correspondre à la seconde grande vague d'investissements sur Internet. Les réseaux humains développés par les sites Web 2.0 sont un extraordinaire levier d'audience, et si le Web 1.0 a connu des ratés, la réussite des leaders d'aujourd'hui montre la viabilité du modèle publicitaire sur Internet. Voilà seulement encore six mois, nous voyions mal comment allait évoluer ce marché, aujourd'hui nous sommes convaincus par le modèle 2.0." Les fonds de capital-risque investissent avec confiance d'autant que la chute des coûts de ressources informatiques minore les besoins en capitaux de ces nouveaux venus.Aujourd'hui, les modèles économiques de ces start-up cherchent à évoluer vers des services payants grand public, ou professionnels, et commencent à concerner le commerce en ligne. "Les " business models" des start-up du Web 2.0 sont très novateurs en ce qui concerne la monétisation de l'audience." La start-up française Criteo, un service de recommandation d'achats, a levé 3 millions d'euros en mars dernier. Autre français, Viaduc, un service de mise en relation professionnel sur abonnement a levé 5 millions d'euros fin mai. Il devra tenir compte de l'allemand OpenBC ou de l'américain Linkedin.com. Comme dans "l'ancienne" Net-économie, les places de leader seront chères et l'avantage donné seulement aux premiers venus.

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