Les Français plus pessimistes en 2004 qu'en 2002

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Les Français se disent plus pessimistes pour eux-mêmes et leurs enfants et plus préoccupés par le chômage et les inégalités en 2004 qu'en 2002, selon la vague 2004 de l'enquête de la Drees du ministère de l'Emploi, publiée samedi. Selon cette étude, au premier trimestre 2004 les Français sont "38 % à se dire plus pessimistes pour eux-mêmes et leurs enfants" contre 31 % en 2002. Une situation "en lien avec le retournement de la conjoncture économique", soulignent les auteurs, Michel Forsé et Maxime Parodi, ajoutant que "cette montée du pessimisme est d'abord due aux personnes d'âge actif, les 18-24 ans et les plus de 65 ans étant au contraire moins inquiets". Le chômage est ainsi devenu la préoccupation numéro un des Français avec une "évolution de 10 points des opinions" passant de 29 % en 2002 à 39 % en 2004 alors que délinquance et sécurité, en tête des problèmes sociaux à régler en 2002 avec 34 %, sont en chute libre avec seulement 13 %. Dans le domaine de l'exclusion et de la pauvreté, 41 % des Français contre 35 % en 2002 se déclarent "tout à fait d'accord" pour affirmer que les "licenciements pratiqués par les entreprises" en sont la première cause. Ce "pessimisme" s'étend aussi à "l'état de santé des Français" puisque parmi les personnes interrogées 31 % estiment que cet état "s'est dégradé", contre 26 % en 2002.Enfin, l'Europe n'apparaît plus à la majorité des Français comme une solution aux problèmes de la protection sociale. Ainsi on passe entre 2002 et début 2004 de 57 % de Français convaincus que l'Europe est "bonne" ou une "très bonne" chose pour résoudre ce problème à 47 %. Cette enquête a été menée entre le 8 mars et le 18 avril 2004 sur un échantillon représentatif de 4.000 personnes âgées de 18 ans et plus.

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