Le moral des industriels s'améliore à nouveau

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Le timide redressement de la conjoncture industrielle se confirme. Selon l'Insee, l'indice synthétique du climat des affaires dans l'industrie a gagné un point entre octobre et novembre pour s'élever à 103. Il reste néanmoins inférieur de 2 points à celui enregistré en janvier dernier.A l'origine de cette légère embellie, une augmentation de l'activité passée dans l'industrie manufacturière et une amélioration des perspectives d'activité dans le secteur des biens de consommation, en hausses respectives de 6 et 7 points. Si les stocks reculent, ce qui peut laisser présager une augmentation de la production dans les prochaines semaines si la demande est solide, les carnets de commandes étrangers continuent de s'étoffer, dopés en partie par la dépréciation de l'euro face au dollar, mais également par le petit rebond de la croissance dans la zone euro. Au troisième trimestre, le PIB a progressé de 0,6 % dans la zone euro mais également en Allemagne, le principal partenaire commercial de la France. Secteur automobile. En revanche, le sous-indice des carnets de commandes globaux recule, passant de - 12 à - 15, affecté par le ralentissement de l'activité dans le secteur automobile. En effet, dans ce secteur, "si l'activité passée s'est légèrement redressée, elle devrait s'infléchir au cours des prochains mois, en raison d'une baisse des carnets de commande sur le marché intérieur", note l'Insee qui anticipe un très net fléchissement des perspectives personnelles de production du secteur pour les trois mois à venir. Cette déprime du marché automobile, qui reste néanmoins l'un des points forts de l'industrie française, pèse également sur les perspectives générales de production, en recul d'un point.Ce nouveau redressement du climat des affaires, consécutif à l'augmentation surprise de la formation brute de capital fixe au troisième trimestre - elle a augmenté de 0,9 %, apportant 0,2 point de croissance du PIB -, constitue-t-il un gage sérieux du redémarrage de l'investissement ? "Le détail des données de l'enquête montre que la prudence demeure économiquement justifiée. Et pour cause : l'augmentation du climat des affaires en novembre est exclusivement due à la progression significative des indices de production passée", relève Marc Touati chez Natexis Banques Populaires. Pour cet expert, si l'industrie et l'économie françaises sont bien en train de sortir de la crise, "elles restent encore loin de la croissance forte". D'autant plus que les risques de hausse des cours du brut et d'appréciation de l'euro, notamment après la hausse attendue du taux directeur de la BCE, pourraient saper cette fragile reprise industrielle.Fabien Piliu

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