Les décisions sur les soldes renvoyées à plus tard

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Soldes, rien ne change mais tout pourrait changer. C'est le compromis trouvé par le Conseil national de la consommation (CNC) qui s'est tenu en fin d'après-midi hier à Bercy. Associations de consommateurs, professionnels et pouvoirs publics sont tombés d'accord pour... ne rien décider dans l'immédiat sur une éventuelle modification des règles entourant les soldes et les promotions. Toutefois, le CNC a lancé le chantier, ce qui devrait satisfaire Thierry Breton, initiateur en janvier de ce débat controversé. Ce compromis apparaît néanmoins en retrait des attentes suscités par le locataire de Bercy quand ce dernier estimait qu'il "ne serait pas idiot" de faire davantage de "phases de soldes" dans l'année. Dans les deux mois à venir devrait se tenir un nouveau CNC, l'objectif du ministre de l'économie étant de proposer une réforme dans le projet de loi consommation et croissance dont devrait débattre le Parlement fin avril, ou début mai, donc après le prochain CNC. Dans l'intervalle, il reviendra à Bercy de fournir les éléments d'appréciation juridiques et économiques permettant d'évaluer l'impact d'éventuels changements. Trois pistes. Trois pistes prioritaires seront étudiées. Tout d'abord, la possibilité de fixer une date unique pour les deux périodes de soldes. Par unique, à Bercy on entend nationale mais aussi unique quel que soit le mode de vente (en magasin traditionnel ou sur Internet). La deuxième piste porterait sur le raccourcissement des périodes actuelles de soldes, en particulier celles d'hiver. On pourrait ainsi imaginer que soit conservée une enveloppe maximale de 12 semaines pour les soldes, la possibilité étant donnée aux commerçants de réduire par exemple de deux semaines les soldes d'hiver pour réaffecter ensuite ces quinze jours à un autre moment dans l'année. La troisième piste de réflexion toucherait à une adaptation de la réglementation des promotions en dehors des périodes de soldes. On pourrait créer de nouvelles périodes "pour tenir compte de l'accélération des cycles de vie des produits, notamment dans l'habillement ou l'informatique", précise-t-on à Bercy.Anne Eveno

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