L'heure est aux stratégies de croissance

L'heure des grandes restructurations dans l'industrie européenne est visiblement passée. D'après le sondage de notre partenaire Handelsblatt, les patrons européens estiment avoir retrouvé ces dernières années la compétitivité nécessaire pour penser désormais à aller de l'avant. Il faut dire que 60 % des entreprises européennes ont encore procédé ces deux dernières années à des restructurations. Et 86 % des patrons s'estiment satisfaits des résultats obtenus, même si 46 % avouent ne pas avoir totalement atteint tous les objectifs visés.Une raison probablement qui fait dire à un tiers des chefs d'entreprise qu'ils continueront sur les douze prochains mois à réorganiser leurs structures. Les différences toutefois sont sensibles de pays à pays. Les Italiens, qui ont été moins radicaux ces dernières années, ont encore besoin de dépoussiérer leurs structures puisque plus d'un patron sur deux a planifié de nouvelles mesures en 2007. Les Français en revanche sont peu nombreux (21 %) à prévoir de le faire mais, dans ce cas, la remise à plat des structures va s'accompagner deux fois sur trois de réductions d'effectifs.PAS QUESTION DE DERAPERCette année, les patrons européens mettent donc clairement en avant les mesures susceptibles de pousser la croissance. Et cette reconquête sera d'abord axée sur le marché domestique où 60 % des patrons comptent investir en 2007. Sur les marchés étrangers, la priorité est donnée au développement de structures de distribution propres, mais également à l'installation d'unités de production, voire à la reprise d'entreprises locales. Mais pas question non plus de déraper. Le contrôle permanent des coûts est bien devenu un outil classique de gestion. 70 % des patrons européens lui en accordent une importance forte ou très forte. Fait plutôt rare et qui mérite d'être souligné, l'optimisme quant aux perspectives d'évolution du chiffre d'affaire en 2007 est le plus élevé parmi les patrons français. Ils sont en effet 67 % à anticiper une progression de leur chiffre d'affaires, contre 59 % en Allemagne et 58 % en Italie.

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