L'ultime budget de Bush déclenche un feu de critiques

C'est un budget emblématique de ce qu'ont été ses deux présidences que George W. Bush a rendu public hier (lire nos éditions de lundi) . En effet, la loi de finance pour la prochaine année fiscale prévoit une aggravation du déficit qui, selon la Maison-Blanche, devrait atteindre 407 milliards de dollars en 2008-2009 après 410 en 2007-2008. Et comme ce fut le cas l'année dernière, c'est l'explosion des dépenses militaires qui fait d'ores et déjà débat. Avec une hausse de 7,5 %, le budget du Pentagone va atteindre 515 milliards de dollars, soit le sixième du budget total (3.100 milliards de dollars). Hier, les responsables démocrates ne mâchaient pas leurs mots pour dénoncer, selon les mots de John Spratt, le président du Comité du budget à la Chambre des représentants, un budget " qui aggrave la situation des finances américaines et qui transmet un fardeau insupportable au prochain président " . En prévoyant une rallonge de 70 milliards de dollars pour les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, la Maison-Blanche a aggravé l'ire des démocrates qui y voient une volonté délibérée d'empêcher tout retrait rapide d'Irak.AGGRAVATION DE LA DETTE PUBLIQUEMais les critiques viennent aussi du camp républicain qui ne croit plus les prévisions de rééquilibrage budgétaire en 2012. Avec une dette publique qui est passée de 5.600 milliards de dollars début 2001 à 9.000 milliards de dollars, Bush a décrédibilisé l'argumentaire classique des républicains à propos de la maîtrise des dépenses publiques. Et ce ne sont pas les quelque 100 milliards de dollars de coupes dans les programmes sociaux qui rehausseront l'image du président sortant.

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