La zone euro plus dynamique que les États-Unis pour la première fois depuis 2001

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L'événement est suffisamment rare pour être souligné. En 2007, la croissance de la zone euro (2,7 %) a été supérieure à celle des Etats-Unis (2,2 %). Une première depuis 2001 marquée par les attentats du 11 septembre. Cette performance masque toutefois un net ralentissement de la croissance de la zone euro passée de 0,8 % au troisième trimestre à 0,4 % seulement au quatrième trimestre, selon Eurostat.Le ralentissement est particulièrement net en Allemagne et en France, les deux premières économies de la zone, avec une croissance de 0,3 % seulement cet hiver. Les Pays-Bas (1,2 % au quatrième trimestre), l'Espagne (0,8 %), l'Autriche (0,7 %) ou le Portugal (0,7 %) s'en sortent beaucoup mieux. " La modération de l'activité devrait s'accentuer au cours du premier trimestre ", estiment les économistes de BNP Paribas. Les enquêtes indiquent que la croissance est en effet inférieure à son potentiel. Elle ne dépasserait pas, selon BNP Paribas, 1,5 % cette année. Les économistes du réseau européen Euren et l'OCDE tablent pour leur part sur une croissance de 1,9 %.LA BCE REFUSE DE CEDER AU PESSIMISMELe dernier bulletin de la Banque centrale européenne (BCE) prend d'ailleurs acte de ce ralentissement de la zone euro. " L'incertitude relative aux prévisions de croissance est exceptionnellement élevée et il s'est confirmé que les risques qui entourent les perspectives d'activité économique sont orientés à la baisse ", souligne la BCE, qui refuse toutefois de céder au pessimisme ambiant.L'institut monétaire rappelle que " la rentabilité des entreprises est élevée " et que " le taux de chômage est revenu à des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis vingt-cinq ans ". La consommation devrait donc continuer de soutenir l'activité interne. D'autant qu'aucun signe de restriction du crédit n'est encore décelable. " La vigueur persistante de la progression des prêts tend à indiquer que l'offre de crédits bancaires dans la zone euro n'a guère été affectée jusqu'ici par les turbulences financières. "La BCE repousse l'idée d'un plan de relance budgétaire que le FMI appelle de ses voeux. " Un relâchement des finances publiques dans les pays de l'Union européenne doit être évité ", souligne la BCE, qui ne s'oppose toutefois pas à ce que les pays disposant des marges nécessaires laissent filer leurs déficits. " Le Conseil suit avec une attention particulière les négociations salariales dans la zone euro ", souligne la BCE qui met en garde contre tout mécanisme d'indexation des salaires sur les prix. Un discours difficilement audible pour les syndicats de salariés alors que la part de salaires dans la valeur ajoutée est à un niveau historiquement bas.

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