Acteurs du marché : qui seront les perdants, qui seront les gagnants ?

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Alors que les ouvertures d'agences immobilières s'étaient multipliées ces dernières années (23.000 agents immobiliers étaient titulaires de la carte professionnelle en 2007 contre 14.000 en 1999), la profession connaît sa première année difficile depuis 2000. " 10 à 15 % des agences immobilières pourraient fermer cette année, les agences isolées et les agences récentes, qui n'ont pas eu le temps de s'installer, étant les plus vulnérables ", pronostique Bernard Cadeau, le PDG du réseau Orpi . " Nous ne sommes pas non plus dans notre réseau à l'abri de défaillances, reconnaît-il, même si, pour l'heure, nous n'en constatons pas. "Chez Century 21, dont le PDG Hervé Bléry constate " une baisse de 15 % en volume du nombre de transactions sur les six premiers mois de l'année ", on préfère aussi " fermer les succursales situées sur de petits marchés de manière à ne pas mettre en risque les structures principales ". Sans surprise, les agences situées dans les zones " rurbaines" et/où qui ne sont pas desservies par des transports collectifs sont les plus affectées par le repli du marché.Les promoteurs immobiliers accusent plus encore le coup. Kaufman & Broad a annoncé le 19 juin un plongeon de 71,3 % de son bénéfice net au premier semestre à 11,7 millions d'euros et de 40,4 % de son résultat opérationnel à 47,1 millions, tandis que les Nouveaux Constructeurs ont revu le 24 juin à la baisse leurs prévisions de chiffre d'affaires et de marge opérationnelle courante pour 2008. Mais, autant les promoteurs français n'avaient pas bien perçu le début de la crise, en 1990, et avaient continué à construire et à livrer des logements, autant ils semblent avoir pris cette fois la pleine mesure du retournement qui s'annonçait. Au premier trimestre, la baisse des mises en vente a été plus forte que la baisse des ventes et la gestion des logements invendus est suivie de près.Les organismes HLM, en revanche, pourraient tirer leur épingle du jeu :aujourd'hui, les promoteurs rivalisent pour leur proposer terrains et logements invendus ! Les HLM, qui doivent répondre à la pénurie criante de logementssociaux, en profitent pour tirer les prix à la baisse .

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