L'Irlande prend la présidence de l'Union européenne

 |  | 381 mots
Lecture 2 min.
Après six mois d'une présidence italienne jugée décevante et « polluée », lors de ses dernières semaines, par la crise de la « vache folle », c'est au tour de l'Irlande d'assumer, à partir d'aujourd'hui et jusqu'à la fin de l'année, la conduite des affaires européennes. Dublin passera dès mardi aux choses sérieuses, en recevant la Commission au grand complet pour une première série de réunions de travail consacrées aux priorités de la présidence. Sur le plan économique, l'Irlande attend des six prochains mois trois avancées concrètes, indiquait il y a quelques jours à La Tribune le ministre des Finances, Ruairi Quinn : une définition plus précise du « SME-bis » préparant les relations entre les futurs participants à la monnaie unique et les autres membres de l'Union ; la rédaction d'un chapitre sur l'emploi, qui serait intégré au nouveau traité actuellement négocié par la conférence intergouvernementale (CIG) ; une lutte plus efficace contre la fraude. Le Premier ministre, John Bruton, attache également une grande importance au renforcement de la lutte contre la drogue, souligne-t-on à Dublin, où ce fléau est à l'origine d'une grande partie de la criminalité. Mais l'Irlande se veut aussi consciente des capacités limi- tées d'un pays périphérique de 3,5 millions d'habitants à décider de l'agenda de l'Union européenne. Elle voit donc aussi et surtout dans sa présidence l'occasion de défendre le rôle des petits pays au sein d'un mécanisme institutionnel que la CIG tente de remettre à plat. Dublin plaidera donc vigoureusement pour le maintien non seulement d'une présidence tournante revenant à tous les Etats membres, mais aussi d'un commissaire irlandais au sein du collège bruxellois. Le sommet de Dublin, en décembre, marquera une date importante dans la marche vers la monnaie unique, souligne Ruairi Quinn : « Ceux qui n'auront pas dans leurs projets de budgets 1997 l'objectif de réduire à 3 % leur déficit public ne pourront prétendre être candidats pour le passage à l'euro dès 1999. » Huit pays de l'UE seront selon lui capables de satisfaire aux critères de convergence de Maastricht nécessaires pour passer à l'euro dès le 1er janvier 1999 : l'Allemagne, la France, les trois pays du Benelux, l'Autriche, l'Irlande et le Danemark.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :