Mandelson persiste et signe sur l'agriculture

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La réunion qui va se tenir ce 8 novembre à Genève entre plusieurs représentants de pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) risque de renforcer le pessimisme ambiant sur les chances d'un accord d'étape important, à la mi-décembre à Hong Kong, en vue de la conclusion l'an prochain du grand cycle de négociations commerciales internationales lancées en 2001 à Doha (Qatar).A l'issue d'un échange de vues avec les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Cinq, hier à Bruxelles, le négociateur européen Peter Mandelson s'est, certes, voulu confiant dans l'évolution des positions de partenaires de l'Union européenne. Il n'en a pas moins indiqué qu'il ne pourrait pas aller au-delà de son offre agricole du 28 octobre alors que les États-Unis, le Canada, l'Australie, le Brésil, l'Inde, etc., ont fait valoir que celle-ci n'allait vraiment pas encore assez loin. "Je m'attends à être soumis à une forte pression pour accepter un plus large accès à notre marché agricole, mais je ne concéderai rien", a indiqué Peter Mandelson aux ministres avant de s'envoler pour Londres rencontrer ses homologues américain, brésilien, indien et japonais.Rassurer. Une manière de rassurer la France, qui a toutefois répété, hier, par la bouche du chef de sa diplomatie, que la preuve ne lui avait toujours pas été donnée que les concessions offertes par le commissaire au Commerce n'excèdent pas le mandat qui lui a été confié sur base de la réforme de l'Europe verte de 2003. Ce n'est que si elles sont conformes à cette exigence, a poursuivi Philippe Douste-Blazy, que ces offres pourront être maintenues. Cet exercice doit reprendre jeudi (soit deux semaines après leur présentation à Genève) à l'occasion d'une réunion technique des experts nationaux et de la Commission.Philippe Douste-Blazy a également fait valoir au commissaire - qui s'est plaint de prises de positions publiques "affaiblissant" sa position de négociateur - que si la Commission était "responsable de la tactique", la stratégie, elle, relevait du Conseil de l'Union.Le ministre a tenu aussi à répondre à Peter Mandelson, qui avait dénié tout droit de veto à la France : toute approbation d'un accord à Hong Kong, fût-il partiel, devra être entériné par les Vingt-Cinq, a-t-il fait valoir. "Personne ne doit avoir le moindre doute sur la détermination de la France."Marc Paoloni, à Bruxelles

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