Moins de fonds européens pour les régions françaises

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C'est l'exigence accrue de concertation, dans chaque pays de l'Union européenne, entre les gouvernements, les autorités régionales et locales, mais aussi les acteurs de la société civile qui constituent, sans doute, l'une des principales caractéristiques de la nouvelle politique européenne de développement régional et structurel pour les années 2007-2013. Les règlements de mise en oeuvre, que le Parlement européen a adoptés hier à Strasbourg, stipulent, en effet, que c'est désormais l'ensemble du territoire de chacune des régions éligibles qui pourra bénéficier de financements européens et non plus, contrairement aux dispositifs applicables jusqu'ici, certaines zones spécifiques.Il en résultera, bien sûr, davantage de protagonistes dans le choix d'utilisation de ces subsides et donc de conflits potentiels d'intérêts. Surtout que l'enveloppe sera bien moins épaisse que par le passé. Aussi, " pour relever ces défis ", note la Commission, " il est essentiel d'instaurer un véritable partenariat impliquant les acteurs à tous les niveaux ".La fin des saupoudrages. Les experts bruxellois semblent s'interroger, à cet égard, sur la situation prévalant actuellement en France avec, d'un côté, un gouvernement et une majorité parlementaire et sénatoriale de droite et, de l'autre, une quasi-totalité des présidences de région entre les mains de la gauche. Les vingt-six régions de l'Hexagone se partageront, en effet, une cassette bien moins dotée : 13,569 milliards d'euros pour 2007-2013 contre 17,297 milliards entre 2000 et 2006. Une diminution de 21,6 % qui touchera moins les départements et territoires d'outre-mer (- 3,7 %) que les territoires aidés au titre du déclin économique ou de la restructuration industrielle (- 25,3 %).Une ventilation provisoire entre les régions a été déjà esquissée, mais c'est à l'automne que sera arrêté le cadre stratégique national français et les programmes par région. C'est en partie pour pallier cette réduction des fonds européens que l'accent est mis sur la nécessité de renoncer au saupoudrage des crédits pour les concentrer sur des projets créateurs de croissance et d'emplois au sens de la stratégie de Lisbonne, qui mise sur l'innovation, les technologies de l'information, la formation, etc.De nombreux élus européens, dont des députés français, soulignent toutefois qu'il ne sera pas aisé de changer des habitudes bien ancrées et, surtout, que des projets ne relevant pas de la stratégie de Lisbonne, comme l'achèvement de certaines infrastructures de base, devront continuer à être financés.Autre caractéristique de la nouvelle stratégie régionale : l'attention portée aux villes, même si de nombreux projets ont déjà été financés jusqu'ici par l'Europe au titre du programme Urban. En adoptant les nouveaux règlements, souligne ainsi l'UDF Jean-Marie Beaupuy, " le Parlement européen confirme que les villes seront reconnues à part entière et traitées en priorité ", et avec elles " les habitants des villes, soit 80 % de la population européenne ".

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