Calderon vainqueur contesté de la présidentielle

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L'élection présidentielle mexicaine, qui a eu lieu le 2 juillet dernier, menace de se transformer en une bataille à l'américaine. En effet, de la même façon qu'il avait été impossible de départager les deux principaux candidats à la Maison-Blanche en 2000 - en particulier en Floride - il s'avérait, après un recomptage qui a duré plusieurs jours, encore difficile de savoir, hier en fin d'après-midi, qui, du candidat de la gauche ou de celui de la droite, avait remporté la présidentielle mexicaine.Toutefois, alors qu'Andres Manuel Lopez Obrador, du Parti révolutionnaire démocratique (PRD, de gauche), avait eu à plusieurs reprises l'avantage - au tout début du comptage officiel, puis, lors du recomptage partiel -, la situation s'était finalement inversée au profit de Felipe Calderon, le candidat du Parti action nationale (PAN, conservateur). Tandis que 99 % des voix étaient déjà recomptées, Calderon obtenait 35,81 % des voix, contre 35,39 % pour son adversaire.Scrutin irrégulier. Mais même si les derniers décomptes à venir des États du Nord (dont certains ont un léger décalage horaire avec la capitale, au centre du pays) devaient profiter, selon les études d'opinion, à Calderon, qui l'emporterait ainsi officiellement, son adversaire, Lopez Obrador a, lors d'une conférence de presse hier, déjà prévenu : il contestera les résultats, pour cause de fraudes dans les bureaux de vote et lors de deux comptages. Ses partisans se souviennent avec amertume de l'élection de 1988, quand le candidat du PRD, donné là aussi en tête, avait finalement perdu contre le candidat du parti qui dominait la vie politique d'alors, le Parti révolutionnaire institutionnel. Ce parti, mais aussi, dans une certaine mesure, le PAN, n'ont pas une bonne réputation en ce qui concerne la régularité des scrutins, et la fraude avait été évoquée à l'époque...Du coup, même si l'Institut fédéral électoral (IFE) donnait des résultats officiels dans quelques heures, le voile ne serait toujours pas levé sur le nom du prochain président mexicain... La loi électorale mexicaine prévoit que l'IFE donne d'ici à dimanche le nom du président élu. En cas de contestation - comme cela sera donc le cas - devant le Tribunal fédéral électoral, celui-ci devrait en tout cas finalement trancher le 6 septembre prochain, afin que le nouveau président prenne ses fonctions le 1er décembre.

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