Merkel se fait l'apôtre du commerce transatlantique

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Étant reçue ce soir à Washington par un président Bush affaibli, Angela Merkel va plaider pour le renforcement du partenariat économique entre l'Europe et les États-Unis. Un thème que la chancelière a placé parmi les priorités de la présidence allemande de l'Union européenne.Dans une interview au Financial Times, Merkel affirmait hier que l'Europe et les États-Unis avaient intérêt à mieux coopérer, car ils se situaient " dans le même état de concurrence très forte " face aux marchés asiatiques et sud-américains. " Il en va ici d'unir nos forces et d'imposer ensemble à l'international des intérêts communs, comme en matière de protection de la propriété intellectuelle . "Ensemble, les deux continents forment déjà la plus importante région économique du monde. Mais leurs relations économiques sont encore handicapées par de nombreuses différences, en particulier sur les marchés financiers, les normes techniques dans le secteur automobile, la législation sur les cartels et la politique de l'énergie.STANDARDS JURIDIQUES COMMUNSAu sein de la CDU, le parti de la chancelière, Matthias Wissmann croit dans les chances d'aboutir à des standards juridiques communs " d'abord à l'horizon 2010 dans certains domaines particuliers, et ensuite vers 2015 pour l'ensemble des domaines ". Député influent, car il préside la commission de l'Union européenne du Bundestag, Wissmann estime que la double présidence de l'Allemagne (Union européenne et groupe des huit) offre un " atout extraordi naire " pour imprimer lors du prochain sommet UE-États-Unis d'avril " une impulsion forte " en la matière.Berlin ne voit toutefois pas dans le marché transatlantique une excuse pour tourner le dos au multilatéralisme. Sa vocation serait aussi de donner un nouvel élan aux négociations de lŽOMC. " Un commerce euro-américain reposant sur des critères communs pourrait servir de nouveau moteur pour l'économie mondiale ", affirme le député allemand.L'accueil américain à ces propositions dépendra aussi des démocrates, majoritaires dans les deux chambres du Congrès et plus enclins que les républicains à approfondir les relations économiques de part et d'autre de l'Atlantique.

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