La présidentielle américaine de 2008 entre dans sa phase décisive

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Les candidats à la présidentielle américaine de 2008 ont les nerfs à vif. Les électeurs inscrits de l'Iowa, État du Midwest comptant moins de trois millions d'habitants, se réuniront ce soir dans le cadre des caucus pour désigner leur favori pour l'investiture de leur parti. Bien que les jeux resteront largement ouverts après ce véritable coup d'envoi de l'élection présidentielle qui aura lieu en novembre, une victoire dans le résultat conférera un avantage majeur aux vainqueurs des deux partis pour les primaires qui démarreront le 5 janvier pour s'achever en juin (lire ci-dessous) .Dans le camp démocrate, la tension est extrême. Après avoir dominé ses adversaires pendant de longs mois, Hillary Clinton se trouvait hier à égalité dans les intentions de vote dans l'Iowa avec le sénateur de l'Illinois Barack Obama. Selon un sondage Zogby, les deux rivaux sont crédités de 28 % d'intentions de vote et sont talonnés par John Edwards dont la cote a grimpé à l'approche de ce caucus. Selon ce même sondage, l'ancien sénateur de Caroline du Nord est crédité de 26 % d'intentions de vote.DANS UN MOUCHOIR DE POCHEAlors que les sondages indiquent depuis plusieurs semaines que cette consultation devrait se conclure dans un mouchoir de poche - de récentes enquêtes ayant donné Barack Obama gagnant -, les candidats redoublent d'efforts pour se démarquer. " Il y a un démocrate, un seul démocrate, qui peut battre n'importe quel candidat républicain, et c'est moi ", s'est félicité Barack Obama, en visite à Fort Madison, dans l'Iowa.Selon une enquête Zogby, Obama battrait les républicains Rudy Giuliani, Mike Huckabee, John McCain, Mitt Romney et Fred Thompson s'il était désigné pour l'investiture de son parti. L'ex-First Lady ne battrait quant à elle que Mitt Romney et Fred Thomson. Élue femme la plus populaire des États-Unis, Hillary Clinton met en avant son expérience et sa maîtrise des dossiers économiques et internationaux. Mais la sénatrice de New York est haïe des milieux conservateurs, qui se mobiliseront pour lui faire barrage, quitte à soutenir un candidat républicain comme Rudy Giuliani dont ils déplorent les positions sur l'homosexualité et l'avortement.SEDUIRE LES CLASSES MOYENNESDans un contexte de ralentissement de l'économie américaine, John Edwards se présente comme le défenseur des classes moyennes. Jusqu'à la dernière minute, l'ancien colistier de John Kerry se battra pour tenter d'arracher des voix. Arrivé deuxième lors du caucus de l'Iowa de 2004, Edwards a passé l'équivalent de trois mois dans l'État depuis la fin 2006 et occupé les dernières quarante-huit heures à le parcourir pour convaincre les indécis.Le caucus de l'Iowa sera moins déterminant pour le camp républicain. Deux poids lourds du parti, l'ancien maire de New York Rudy Giuliani et John McCain, ont choisi de concentrer leurs efforts sur les primaires à venir, notamment celle qui aura lieu dans cinq jours dans le New Hampshire où le sénateur de l'Arizona est donné vainqueur selon un sondage 7News/Suffolk University. De fait, le scrutin de ce soir permettra surtout de départager l'ancien gouverneur conservateur de l'Arkansas Mike Huckabee - encore inconnu du grand public voilà quelques mois - et l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, respectivement crédités de 28 % et 26 % des intentions de vote.

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