Le World Economic Forum s'inquiète d'un monde " plus risqué "

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La communauté internationale doit veiller à ne pas se laisser détourner du défi du réchauffement climatique par les risques économiques et géopolitiques auxquels elle est confrontée. C'est le message du Word Economic Forum (WEF), organisateur du forum de Davos (Suisse) dans son dernier rapport sur " Les risques mondiaux 2008 ". S'alarmant de l'onde de choc de la crise des subprimes ou de la situation en Irak ou en Afghanistan, le WEF redoute que ces dossiers délicats n'accaparent abusivement les dirigeants de la planète. En ce début 2008, ils devront en effet faire face à quatre grand défis, sources d'incertitude accrue, estime le WEF.Le risque financier systémique. Il est " le plus immédiat et, du point de vue du coût économique, le plus sévère ", souligne le rapport à propos des " conséquences potentielles " de la crise du crédit de 2007. Alors qu'on redoutait une crise systémique provoquée par les déséquilibres économiques internationaux, " le véritable déclencheur de la cri.se systémique actuelle a été l'effondrement d'un segment critique des prêts immobiliers américains ", constate le rapport qui plaide pour plus de transparence dans l'exposition aux risques des acteurs financiers. Plus inquiétant, le WEF estime que la complexité grandissante des marchés financiers et la vitesse à laquelle ils évoluent rendent la gestion des risques " extrêmement difficile ". En attendant, il considère qu'" une récession aux Etats-Unis ne peut être exclue cette année ".Le risque alimentaire. Sa gestion est rendue difficile car l'accroissement démographique, l'évolution des modes de vie, la raréfaction de l'eau, le changement climatique et les biocarburants " pourraient faire basculer le monde dans une période de prix plus volatils et durablement élevés ", dit le rapport. Le prix du maïs a déjà augmenté de 50 % fin 2007 et celui du blé a doublé. Les réserves de denrées sont au plus bas depuis vingt-cinq ans et " l'approvisionnement alimentaire du monde est à la merci d'une crise internationale ou d'un désastre naturel ".La chaîne de distribution. Nul ne conteste que les délocalisations ont été un levier majeur de prospérité mondiale, note le rapport. Ni que les améliorations technologiques et logistiques et la baisse des barrières douanières ont favorisé l'intégration industrielle de certaines régions. Mais les délocalisations ont aussi accru la vulnérabilité des entreprises aux perturbations de leurs chaînes d'approvisionnement, avec un risque de contagion à l'ensemble de l'économie. Ce risque est notamment lié à la concentration géographique des productions.Le risque énergétique. Le WEF estime " de plus en plus problématique " l'accès sécurisé et durable à l'énergie. La question énergétique doit être repensée en tenant compte des tensions géopolitiques et du défi climatique, plaide le WEF qui s'inquiète de l'envol du prix du pétrole. " Mais les incitations ne sont pas encore en place , ajoute-t-il. D'ici à dix ans, il y a peu de raisons de penser que les prix de l'énergie vont significativement reculer ", prévient le WEF. De son côté l'Agence internationale de l'énergie craint une contraction de l'offre en raison d'un manque d'investissement dans les infrastructures énergétiques.

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