La Banque mondiale pousse les émergents à l'efficacité énergétique

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D'ici à 2030, les plus grands pays émergents, que sont la Chine, l'Inde et le Brésil, pourraient quasiment doubler leur demande d'énergie, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Le poids accru de ces émergents dans l'économie est déjà sensible aujourd'hui avec l'envol du prix des matières premières. Mais d'autres surprises sont à attendre.Dans une étude consacrée à ces trois pays, qui représentent plus de la moitié de la demande énergétique des pays en développement (PED), la Banque mondiale (BM) tire les leçons de leur forte croissance. D'ici à 2015, les émissions de gaz à effet de serre dus à la consommation d'énergie des PED devraient dépasser celles des pays riches, et plus que doubler entre 2004 et 2030. Pour infléchir cette tendance, " le moyen le plus économique et le plus rapide est de les rendre plus effficaces sur le plan énergétique ", explique la BM, reprenant un thème cher à l'AIE.En Chine, en Inde et au Brésil, qui seront responsables de 42 % de la croissance de la demande d'énergie d'ici à 2030, l'efficacité énergétique est essentielle " pour des raisons de sécurité énergétique, de compétitivité écconomique, d'amélioration des conditions de vie et de soutenabilité environnementale ", affirme la BM. Selon elle, la simple rénovation des technologies de production actuelles dans ces trois pays réduirait la consommation d'énergie d'au moins un quart, l'introduction de technologies de pointe diminuerait le rythme de croissance de cette consommation de 10 % et ralentirait l'acccroissement de leurs émissions de 16 %.CONVAINCRE LES BANQUESSeul problème, des milliers de projets envisageables pour accroître l'efficacité énergétique ne sont pas exploités " malgré un fort retour financier" possible, déplorent les auteurs de l'étude qui ont analysé de nombreux cas concrets. Principal obstacle ? Les investisseurs et les banques qu'" il faut convaincre qu'investir dans des chaudières plus efficaces, dans la récupération de déchets ou des éclairages économes en énergie est rentable et justifie le risque ", conclut la BM.

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