Les patrons lancent " l'agenda de Marseille "

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" Les patrons méditerranéens se sont invités hier à Marseille aux négociations diplomatiques concernant le projet d'Union pour la Méditerranée. La présidente du Medef, Laurence Parisot, entourée de toutes les organisations patronales des pays médi-terranéens, a lancé " l'appel de Marseille " , qui demande non seulement aux gouvernements de fixer des objectifs précis, mais détermine également les outils à mettre en oeuvre pour les atteindre.Les patrons plaident pour des partenariats en matière d'innovation, de formation et d'éducation, la création d'instruments financiers communs, une politique de grands projets orientée sur les énergies et l'environnement, et l'ouverture dès 2009 d'une agence de développement des PME placée sous la responsabilité de la Banque européenne d'investissement (BEI). " Le temps de l'action est venu ", explique Laurence Parisot. Le vice-président de la BEI, Philippe de Fontaine-Vive, se déclare prêt. " Si les chefs d'État nous donnent le feu vert le 13 juillet, l'agence fonctionnera pour la fin de l'année. La plupart des pays européens ainsi que de nombreuses institutions financières privées adhèrent au projet. Les quatre pays bénéficiaires, l'Algérie, la Tunisie, le Maroc et l'Égypte, sont d'accord. "MOBILISER " PLUS DE 1 MILLIARD D'EUROS " Philippe de Fontaine-Vive estime pouvoir mobiliser " plus de 1 milliard d'euros ", et proposer " toute la gamme d'outils classique : fonds propres et quasi-fonds propres, prêts, garanties, assistance technique... ". La volonté patronale de peser dans le débat semble bien accueillie par le commissaire européen, Peter Mandelson. " Si j'avais le choix, je remplacerais le processus de Barcelone par l'agenda de Marseille, affirme-t-il. Le manque de transparence, les frais de commercialisation, l'absence de système juridique fiable et équitable des pays du Sud rendent infernale l'implantation des PME européennes sur leur sol. Il faut réduire ces obstacles. Les politiques ne bougeront pas. C'est au monde des affaires de devenir le moteur de ces changements. "

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