Commission de Bruxelles + Marchandages autour de l'élargissement de l'UE

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A une semaine de l'adoption de ses propositions sur les futurs élargissements de l'Union à l'Est, la Commission de Bruxelles est soumise, semble-t-il, à de vives pressions. Le dernier mot sur la liste des premiers pays appelés à négocier leur adhésion reviendra, bien sûr, aux Quinze, mais le choix que l'exécutif communautaire adoptera le 16 juillet aura indubitablement un poids non négligeable. Les « avis » préparés par les services du commissaire Hans van den Broek sur les dix candidatures à l'adhésion sont restés jusqu'ici strictement confidentiels, mais il semble acquis que seuls trois pays - la Pologne, la Hongrie et la République tchèque - ont été jugés en mesure de satisfaire les trois grandes conditions fixées par les Quinze : instauration d'une démocratie pluraliste, établissement d'une économie de marché et capacité de reprise de l'ensemble des politiques et des législations communautaires. Pour certaines capitales, une telle sélection serait trop restrictive. Ainsi, Bonn et Vienne verraient d'un bon oeil, semble-t-il, que la Slovénie s'ajoute aux trois pays précités. Se pose ussi le problème de Chypre qui avait obtenu la promesse des Quinze de pouvoir négocier son entrée dans l'Union six mois au plus après qu'un accord - intervenu au sommet d'Amsterdam, en juin dernier - soit réalisé sur la révision du traité de Maastricht. Les pays nordiques feraient, de leur côté, un intense lobbying pour que l'Estonie au moins fasse partie de la première vague. L'objectif serait de donner un gage aux pays baltes, rendus inquiets par leur mise à l'écart de l'Otan. La prééminence d'une telle approche, privilégiant les considérations politiques aux dépens des réalités économiques, inquiètent les experts bruxellois qui savent que chacun des Quinze a son ou ses protégés. L'idée d'ouvrir plus largement sinon totalement la table des négociations d'adhésion serait discrètement plaidée par Londres, accusée par certains de relayer ainsi l'intérêt de Washington à voir un vaste élargissement de l'Union à l'Est « compenser » la timidité de celui de l'Otan (lire Voir Marché

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