Avico se prépare à traverser l'Atlantique

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Les turbulences conjoncturelles n e remettent pas en cause les projets d'Avico. Le courtier aérien français, basé à Paris, spécialiste de l'affrètement d'avions, maintient l'ouverture en janvier d'une filiale aux États-Unis, à Phoenix (Arizona). Elle se concentrera d'abord sur la location d'appareils pour le compte de compagnies aériennes, avant de proposer toute la palette de ses services comme en France et dans les autres bureaux du groupe, à Dublin, Londres et Palma?: pour l'essentiel dénicher un avion pour des vols spéciaux (congrès, convention, voyages « incentives » (stimulation, motivation), événements sportifs, vols VIP, etc.). Mais aussi pour des tour-opérateurs ou des croisiéristes. « L'ouverture de la filiale américaine, explique Mourad Majoul, le président, répond à deux objectifs?: trouver des clients américains à notre activité classique de courtier et exporter les avions des compagnies américaines qui réduisent fortement leurs capacités pour nos clients européens et africains. » Avico entend aussi renforcer ses liens entre les sociétés de leasing américaines et sa filiale Avico Asset Management, propriétaire d'avions et de pièces détachées. L'équilibre du bureau est espéré dès 2009.solidité financièreEn sera-t-il ainsi pour l'ensemble de ce groupe qui emploie près de 200 personnes?? Si Avico a toujours été bénéficiaire depuis sa création en 1996, la conjoncture est aujourd'hui difficile. Les courtiers sont pris en tenaille, entre des clients qui resserrent leurs budgets voyages et des compagnies aériennes fragiles. La défaillance récente du courtier Hunt & Palmer en témoigne. « Les opérations prévues sont maintenues à l'inverse de la crise de 2001. En revanche, les prises de commandes sont en retrait de 20 à 30 % par rapport à 2007, note le directeur général d'Avico, Gilles Gompertz. Une baisse de chiffre d'affaires de 30 % en 2009 ne me surprendrait qu'à moitié. Mais dans cette hypothèse, nous serions toujours à l'équilibre. » En 2008, le chiffre d'affaires prévu est de 110 millions d'euros (après 93 millions d'euros en 2007 et 72 en 2006). « Nous avons dans nos caisses 2,3 millions de fonds propres qui nous permettront de faire face aux aléas sans être dans une situation critique », estime-t-il. Fabrice Gliszczynski n++BSD++PasSupprimerBalise ++BSF++

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