Les éditions Jalou tissent leur toile à l'international

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L'éditeur français de magazines modes Jalou (« L'Officiel », « L'Optimum », « Jalouse », etc.) n'a pas échappé à l'écroulement du marché publicitaire de la presse magazine (voir ci-dessus). « En France, la publicité a reculé d'environ de 25 % sur l'ensemble de nos titres depuis le début de l'année. Nous serons probablement en léger déficit d'exploitation sur 2009 », explique Olivier Jungers, directeur général des éditions Jalou. Mais depuis une dizaine d'années, ce groupe, resté dans le giron de sa famille fondatrice, les Jalou, a misé sur le développement international. Et en ces temps de disette publicitaire, l'essaimage se poursuit. « L'Officiel Homme », version masculine du magazine phare du groupe, doit voir le jour dès septembre en Italie. « Nous projetons également un lancement sous licence en Allemagne », affirme Olivier Jungers. Enfin, le mensuel féminin « Jalouse » se lancera prochainement sur le marché chinois, où « L'Officiel » s'écoule déjà à 700.000 exemplaires par mois.« Pour lancer nos éditions internationales, nous passons principalement par des accords de licence, ou nous trouvons des partenaires locaux, explique Olivier Jungers. Et quand l'édition locale fonctionne bien, nous rachetons la licence, comme nous l'avons déjà fait en Hollande et aux Pays-Bas », conclut-il. cap sur les émergentsAprès 1997, année du lancement de la première édition de « L'Officiel » à l'étranger, les éditions Jalou se sont implantées dans une vingtaine de pays, notamment dans les pays émergents (Russie, Chine, etc.). Ces éditions internationales représentent aujourd'hui 10 % du chiffre d'affaires annuel du groupe (30 millions d'euros).« Jalou n'a jamais perdu d'argent. Ce qu'on a gagné, nous l'avons réinvesti dans les lancements de nouveaux titres », affirme Olivier Jungers. Une dynamique qui s'appuie également sur la production de contenus, une activité moins visible mais très rentable pour l'éditeur. « On produit le catalogue des Galeries Lafayette, celui de salons de coiffure comme Franck Provost » explique Olivier Junger. C. B.

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