1 % à 3 % des joueurs français sont « accros »

Par latribune.fr  |   |  169  mots
Le développement des jeux en ligne ne doit pas se faire au détriment des clients, affirme Éric Woerth, ministre du Budget. Selon lui, entre 1 % à 3 % des joueurs français seraient des joueurs addictifs. Des études démontrent que ces joueurs excessifs sont exposés à une paupérisation accrue, au surendettement, au suicide, aux problèmes familiaux et au divorce. Ces personnes ont un coût pour la société. Le Québec, pays le plus avancé en termes d'études sur l'impact économique de l'addiction au jeu, estime sa facture à 2,5 milliards de dollars par an. Et l'Australie chiffre le coût social du jeu à 15 euros par habitant par an. En France, aucun sondage à grande échelle n'a été effectué. Mais la nouvelle fiscalité sur les jeux en ligne prévoit d'affecter une partie des recettes (3 % des taxes dédiées à la Sécurité sociale) à l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) afin de financer la lutte contre la dépendance aux jeux. h. D.