L'action Accor retrouve les faveurs de certains analystes

 |  | 367 mots
Lecture 2 min.
L'océan Atlantique scinderait-il la planète hôtelière en deux parties distinctes ? On serait presque tentés de le penser. Aux États-Unis, Marriott International a fait état d'une chute de 28 % de son bénéfice au troisième trimestre, et tente d'alerter les pouvoirs publics sur la crise du crédit qui menacerait plusieurs dizaines de milliers d'emplois. Du côté européen, les équipes de Goldman Sachs vantent les qualités du modèle économique d'Accor. Si bien que les experts sont revenus à l'achat sur le titre dans un contexte où les sociétés appartenant à des secteurs cycliques n'ont, a priori, pas le vent en poupe. D'ailleurs, l'action accuse un repli de plus de 35 % depuis le début de l'année. Reflétant ainsi assez bien la perception des investisseurs à l'égard de l'industrie hôtelière." LA COUVERTURE GEOGRAPHIQUE LA PLUS DEFENSIVE "Sur la même période, l'indice Bloomberg Europe Lodging Index a subi une chute de même ampleur, tandis que l'Euro Stoxx 50 a abandonné environ 30 %. Mais, selon les analystes de Goldman Sachs, l'action Accor mériterait meilleur sort. Selon eux, la valorisation des activités hôtelières ferait apparaître " une décote significative par rapport à la moyenne du secteur ". Et cela, " malgré le fait qu'Accor dispose de la couverture géographique la plus défensive... ainsi que de la rentabilité des capitaux propres la plus forte et la moins volatile ". Et d'ajouter que les cours actuels ne prennent en compte ni les effets des restructurations ni l'impact des programmes d'ouverture de nouvelles chambres.Les experts notent également que le titre se négocie avec un niveau de multiple de valeur d'entreprise sur résultat brut d'exploitation avant loyers inférieur à sa moyenne historique de 8. Ils estiment que la publication du chiffre d'affaires du troisième trimestre attendue le 16 octobre pourrait constituer un catalyseur boursier. À cette occasion, l'hôtelier devrait, de leur avis, confirmer la bonne résistance du revenu par chambre (revpar) de ses établissements en Europe, alors que les ventes de titres de services conserveraient de forts taux de croissance. Et peut-être ainsi se rapprocher de l'objectif de cours de 46 euros escompté par la banque.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :