Le marché veut croire au retour des valeurs bancaires

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Les marchés ont envie d'y croire. Avec l'adoption du plan Paulson, ils s'accrochent à l'idée que le cauchemar des subprimes pourrait cesser de menacer l'ensemble du système bancaire.Vendredi, avant même que la Chambre des représentants ne vote l'adoption définitive du plan de sauvetage défendu par le directeur du Trésor américain, les marchés avaient anticipé un vote favorable, dopant les cours de Bourse. UBS, banque européenne la plus touchée, s'envolait de 17 %, tandis que Credit Suisse grimpait de 5,2 %. En Grande-Bretagne, Barclays (+ 9,4 %) et Royal Bank of Scotland (+ 7,9 %) profitaient du mouvement, comme Deutsche Bank en Allemagne (+ 6,9 %). En France, BNP Paribas (+ 9,6 %), Crédit Agricole (+ 7,5 %), Natixis (+ 13,6 %) et Société Générale (+ 6,9 %) profitaient de l'euphorie.Le plan Paulson n'est pas le seul catalyseur de ce mouvement. Dès cet été, John Paulson, gérant du hedge fund qui porte son nom et qui a gagné 3,7 milliards en spéculant sur les banques victimes du subprime, laissait entendre qu'il pourrait lever un fonds à l'automne pour investir dans des banques.Mais l'intervention la plus symbolique est sans doute celle de Warren Buffett, qui, le 24 septembre, a annoncé un investissement de 5 milliards de dollars dans Goldman Sachs. Souvent qualifié d'" oracle ", l'investisseur est considéré comme un indicateur avancé de l'évolution d'un secteur. C'est d'ailleurs son intervention qui a incité la banque Julius Baer à revenir à l'achat sur le secteur bancaire. " Nous avons repris les achats depuis deux semaines, alors que nous n'en achetions plus depuis 2007 ", explique Beat Wittmann, directeur général des produits d'investissement à la banque suisse.LES BANQUES FRANCAISES SEMBLENT AVOIR LA COTEIl n'est pas le seul à réévaluer son sentiment sur les établissements bancaires. Goldman Sachs a revu vendredi à la hausse certaines recommandations ou objectifs de cours pour des banques européennes. Il a intégré Credit Suisse dans sa liste d'achats et sorti Natixis de sa liste de ventes. Les objectifs de cours de Barclays et Crédit Agricole ont été revus à la hausse.Les banques françaises semblent d'ailleurs avoir la cote. Une étude d'UBS parue jeudi indiquait que " la crise dans le secteur bancaire a [...] confirmé la supériorité du modèle de banque universelle pratiqué par les banques françaises ".

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