Éric Albert, à Londres Le leader mondial de la téléphonie mo...

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Éric Albert, à Londres Le leader mondial de la téléphonie mobile est frappé de plein fouet par la récession. Le bénéfice avant impôts de Vodafone a été divisé par deux au cours de l'exercice 2008-2009 clos le 31 mars, à 4,2 milliards de livres (4,8 milliards d'euros), tandis que ses revenus étaient stables (en excluant les effets de change). En raison notamment d'importantes dépréciations d'actifs de 5,9 milliards de livres, dont 3,4 milliards en Espagne et 2,25 milliards en Turquie. Face à ces difficultés, Vittorio Colao, directeur général du groupe depuis un an, a annoncé hier qu'il allait accélérer la réduction de ses coûts.C'est avant tout en Europe, où Vodafone réalise les trois quarts de son chiffre d'affaires, que la crise se fait sentir, avec une nette détérioration ces derniers mois. Les opérateurs répondent à la conjoncture par des offres agressives en termes de prix. Vodafone a ainsi mené en Allemagne, son premier marché, d'importantes campagnes pour le tarif Superflat, offrant des appels illimités pour 10 euros. Résultat, le prix moyen d'une minute d'appel a fondu de 11 % l'an dernier. De plus, les Européens voyagent moins, que ce soit les touristes ou les hommes d'affaires, et les revenus de « roaming » (les appels faits ou reçus de/à l'étranger) en souffrent. Deux pays sont particulièrement malades : l'Espagne et le Royaume-Uni, dont les bénéfices opérationnels ont baissé de 10 % et 15 % respectivement l'an dernier. Face à cela, Vodafone compte sur deux relais de croissance. Le premier vient des pays émergents. Même si en Europe de l'Est, en Turquie et en Afrique la récession se fait sentir.Bien sûr, il reste des scénarios de croissance ailleurs, notamment en Inde, où le groupe a acheté un opérateur l'an dernier : Vodafone y gagne actuellement 2,1 millions de clients supplémentaires par mois ! Cela porte le nombre total d'utilisateurs à 68 millions, ce qui en fait de loin le premier pays de Vodafone. Mais en chiffre d'affaires, et surtout en marge bénéficiaire, l'Inde demeure mineure.L'autre relais de croissance est l'utilisation de l'Internet mobile. Prédit depuis des années, celui-ci semble en train de se concrétiser. L'an dernier, les revenus de cette branche ont augmenté de 26 %, dépassant tout juste la barre des trois milliards de livres (3,3 milliards d'euros). Mais là encore, cela ne représente que 7 % du chiffre d'affaires.Face à cela, Vodafone n'a d'autre choix que de réduire fortement ses coûts. En novembre, Vittorio Colao avait annoncé un programme d'un milliard de livres (1,1 milliard d'euros) d'économies, dont environ 20 % ont déjà été réalisés. Il propose désormais d'accélérer cette tendance, en réalisant 65 % du programme d'ici à la fin de l'année (contre un objectif initial de 50 %).Pour cela, il multiplie notamment les accords de partage de réseaux. Telefonica et Vodafone se sont récemment mis d'accord pour partager plusieurs milliers d'antennes relais. D'autres « rationalisations » sont aussi en cours, en regroupant les achats ou centralisant la gestion des réseaux. nVodafone contraint d'accélérer ses réductions de coûtsLa crise fait baisser les prix et les marges. Le numéro un mondial du mobile, en termes de chiffre d'affaires, a annoncé hier un bénéfice annuel divisé par deux. les revenus de l'internet mobile ont augmenté de 26 %, à 3,3 milliards d'euros.

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