La France en première ligne

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À ce stade, plus de la moitié du contenu (52 %) accessible depuis le portail Europeana provient d'institutions françaises. En matière audiovisuelle, la proportion s'élève même à plus de 90 %, fournis par l'Institut national de l'audiovisuel (INA). De fait, la France a joué un rôle d'impulsion du projet après le cri d'alarme lancé en 2005 par Jean-Noël Jeanneney, alors président de la Bibliothèque nationale de France (BNF). Dans son ouvrage « Quand Google défie l'Europe », il soulignait le danger pour la diversité culturelle européenne de laisser à une entreprise privée américaine, Google, le monopole de la numérisation des fonds des grandes bibliothèques. Relayé auprès de l'Union européenne, par Jacques Chirac, les chefs d'État polonais, allemand, italien, espagnol et hongrois, cet appel a donné en 2005 le coup d'envoi d'Europeana.Les institutions françaises ont aussi de l'avance dans la numérisation de leurs fonds. Gallica, la bibliothèque numérique lancée par la BNF, est née en 1996. Désormais, la numérisation se poursuit à un rythme « industriel », de 100.000 ouvrages par an. Sur les 12 millions d'ouvrages, périodiques et documents conservés à la BNF, 1 million sont consultés chaque année et l'objectif, réalisé pour un tiers, est d'en numériser 400.000.Par ailleurs, Gallica a lancé une expérience pilote avec les éditeurs français, pour rendre accessible une partie des ouvrages qui ne sont pas encore tombés dans le domaine public. « Cette expérience pourrait jouer un rôle pilote pour l'extension d'Europeana à des ouvrages protégés par des droits d'auteur », estime Bruno Racine, patron de la BNF.Quant au fonds de l'INA, qui rassemble 1,2 million d'heures d'archives audiovisuelles, près de la moitié est déjà numérisée. Quelque 12.000 heures, déjà accessibles en ligne sur Ina.fr, seront consultables sur Europeana. « Nous avons non seulement beaucoup numérisé, mais aussi libéré les droits des ?uvres pour leur diffusion sur Internet sur l'ensemble du monde », note Emmanuel Hoog, président de l'INA. Ce qui n'est pas le cas des archives de la BBC par exemple. Isabelle Repiton Sur les 12 millions d'ouvrages, périodiques et documents conservés à la BNF, 1 million sont consultés chaque année.

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