La bombe à retardement de l'eau

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Sur les séquelles géologiques de l'exploitation de la « minette » lorraine, Hubert Soler, directeur des Terres Rouges, exprime sa confiance dans les solutions à venir : « Nous disposons de plans d'exploitations depuis l'origine. Sous réserve de conclusions définitives que nous livrerons dans les trois mois, nos taux de défruitement (proportion de roche extraite dans les galeries, dont certaines sous les zones habitées) n'atteignent pas, dans les zones sensibles, les niveaux observés dans les autres concessions lorraines ». Hubert Soler se montre plus ferme lorsqu'il évoque l'autre bombe à retardement possible : les eaux d'exhaure, issues du pompage des eaux souterraines durant l'exploitation. Habituées à utiliser ce coproduit pour leur alimentation en eau potable, les communes du bassin n'ont pas prévu de solution de rechange. Sur 55,6 millions de mètres cubes pompés chaque année par l'Arbed, les collectivités n'en consomment que 10 à 11 millions. « Peut-on imaginer la poursuite du pompage avec un taux d'utilisation aussi faible ? », interroge Hubert Soler. Or l'ennoyage des mines, à l'issue de leur exploitation, charge l'eau en sulfates et la rend impropre à la consommation : cette situation menace 350.000 habitants et a amené le préfet de région à organiser une surveillance permanente de l'ennoyage par la création en janvier d'une conférence interdépartementale de prévention des dégâts miniers. L. M. et C. R.

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