Des grands commis de l'Etat dans les placements éthiques

 |  | 241 mots
Claude Alphandéry est, avec Maria Nowak, présidente de l'Adie, l'une des quelques grandes figures du monde de l'économie solidaire française qu'ils ont en bonne partie contribué à renouveler. Tous deux d'origine professionnelle bancaire, et appartenant au monde des grands commis de l'Etat, ils ont choisi de combattre l'exclusion par l'emploi et l'« économique ». Avec d'autres, ils accompagnent et illustrent l'évolution du monde associatif français des années 1990 qui, sans oublier ses sources philosophiques (Fourier, Proudhon notamment), historiques (mai 68), ou religieuses, plongent résolument dans le monde très rationnel de la finance pour réaliser ses objectifs. Maria Nowak a choisi l'Adie (voir ci-contre) alors que Claude Alphandéry oeuvre au sein de la Caisse des dépôts. En 1990, Michel Rocard, alors premier ministre, lui confie une mission sur l'insertion qui débouchera sur la création en 1991 du Conseil national de l'insertion par l'activité économique (Cniae) dont il devint président. Son rôle ? Offrir un lieu de discussion entre les élus, des personnalités du monde de l'insertion et du milieu patronal. Depuis, Claude Alphandéry milite pour le renforcement de Fonds de développement solidaire locaux, qui pourraient populariser les placements éthiques en association avec les banques. Quant à la création d'une grande banque solidaire, dont le projet fut un temps discuté au sein de la direction du département du Nord de la CDC, elle lui paraît aujourd'hui moins convaincante.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :