SNCF : la CGT rejette la lettre du Premier ministre

La fédération CGT des cheminots a décidé hier de « rejeter les termes du courrier du Premier ministre à la SNCF », dans lequel Alain Juppé entérine le cadre et les modalités de la réforme et du redressement de la société nationale. Premier syndicat à la SNCF (48,9 % des voix), la CGT affirme notamment qu'« avec la lettre du Premier ministre, l'unicité de la SNCF n'est pas garantie ». De plus, elle estime que les « contours juridiques et financiers » du futur établissement public, auquel l'Etat va confier les infrastructures ferroviaires, « ses effectifs et leur statut, et ses missions sont inconnus ». Elle souligne également l'absence de « document contractuel » entre l'Etat et la SNCF. En clair, la CGT estime sans valeur l'échange de lettres qui aura lieu entre le Premier ministre et le président de la SNCF, Loïk Le Floch-Prigent. Ce dernier doit lui adresser sa réponse après consultation du comité central d'entreprise demain et examen par le conseil d'administration le 10 juillet. Outre la CGT, la CFDT a déjà indiqué son opposition au contenu de la lettre d'Alain Juppé. Par ailleurs, le ministre de l'Economie, Jean Arthuis, s'est montré hier pessimiste sur la santé financière immédiate de la SNCF malgré la réforme en cours : « Il n'y aura pas miraculeusement un équilibre de la structure d'exploitation ni pour celle des infrastructures », a-t-il déclaré.

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