L'européenne Eurêka ouvre ses portes au monde entier

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La conciliation fait partie des gènes belges », plaisante Yvan Ilieff, le ministre fédéral de la Politique scientifique belge, président sortant de l'initiative Eurêka. Pour preuve, à l'issue de la quatorzième réunion interministérielle de Bruxelles, vendredi dernier, Eurêka a pris une dimension mondiale. Une décision à caractère fortement politique approuvée par les ministres de la Recherche des vingt-quatre pays membres, ainsi que par le représentant de la Commission européenne, à l'issue d'une réunion qui marquait le dixième anniversaire de ce dispositif de soutien aux activités de recherche et développement. A cette occasion, cent cinquante-six nouveaux projets ont reçu le label Eurêka. L'argent de l'Europe va-t-il alors enrichir des entreprises américaines ou japonaises ? Ce serait ignorer la réalité industrielle. La présidence belge s'est fondée sur les recommandations d'un solide rapport d'experts, orchestré par le vicomte Etienne Davignon, ancien commissaire européen. Il reflète, avec un pragmatisme mesuré, la demande des « clients » d'Eurêka : les industriels désireux de lancer sur le marché un produit, un procédé ou un service innovants. Aujourd'hui, c'est au Royaume-Uni que revient le soin de démarrer la mise en place de cette politique. « L'Europe concentre 30 % de la recherche mondiale. Pourquoi l'industrie européenne n'aurait-elle pas accès aux 70 % restants ? La décision de Bruxelles s'inscrit dans le contexte de la mondialisation. Pour raccourcir les temps de mise sur le marché de nouveaux produits, pour partager les risques technologiques et financiers qui y sont liés, les industriels doivent être libres de trouver leurs partenaires dans n'importe quelle partie du monde. En revanche, à chacun de s'assurer que les termes de son partenariat seront équitables. Si des Européens font entrer un groupe américain dans un projet Eurêka, celui-ci ne pourra imposer des règles américaines. Au contraire, désormais, il devra respecter les règles d'un jeu européen. Cela change tout », indique Graham Crewe, le nouveau secrétaire général du réseau Eurêka. Erick Haehnsen/Technochroniqueurs associés.

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