Les syndicats de Renault Vilvorde veulent sauvegarder le site encore deux ans

Les syndicats de Renault-Vilvorde remettent la pression. Devant la détermination des ouvriers lors de l'assemblée générale de vendredi, au cours de laquelle le personnel de l'usine belge a jugé insuffisant le projet d'accord que leurs représentants avaient arrêté avec la direction de Renault Industrie Belgique, les syndicats sont revenus hier à la table des négociations au ministère belge du Travail et de l'Emploi avec de nouvelles revendications. Revendications qui concernent essentiellement l'emploi. D'une part, les quatre cents emplois proposés par Renault dans le cadre d'une «réindustrialisation» du site sont jugés insuffisants par les syndicats. Ils en voudraient «au moins 200 de plus», soit encore «entre 600 et 700». D'autre part, l'intersyndicale a réintroduit une revendication qu'elle avait (semble-t-il) abandonné jeudi dernier : que l'activité de montage de voitures (Mégane, Coupé ou autres) soit maintenue pendant encore deux ans, avec une équipe, pour permettre de «trouver un repreneur ou avoir le temps de chercher une autre solution», selon les propos du secrétaire fédéral des métallurgistes FGTB (syndicat, socialiste), Karel Gacoms. Ces deux revendications ne sont pas contradictoires, affirment les syndicats, car la «réindustrialisation» du site pourrait débuter dans deux ans, une fois que l'activité de montage aura définitivement disparu à Vilvorde. Le syndicats ont transmis ces doléances à la direction de Renault Industrie Belgique, en lui demandant par la même occasion si elle avait mandat pour se prononcer sur la poursuite pendant deux ans de l'activité de montage. Si tel n'était pas le cas, les syndicats se disent prêts à interpeller la direction française du constructeur automobile. L'autre point d'achoppement constaté vendredi par le personnel de l'usine concernait le montant des primes de départ, comprises entre 25.000 et 330.000 francs français. Les syndicats ne demandent pas tant l'augmentation de ces primes que la mise au point d'une «formule plus avantageuse pour diminuer les taxes» que l'Etat belge doit légalement prélever sur le montant de ces indemnités. D'après des sources syndicales, ces ponctions représenteraient entre 30 et 40 % du montant total des primes. Quant aux voitures que des piquets de grève gardent en «otage» depuis le 27 février , le porte-parole de l'intersydicale belge a réaffirmé qu'il y en avait «5 300, pour un montant total de 3,5 milliards de francs belges» ce qui représente environ 580 millions de francs français. Emmanuel Defouloy à Bruxelles

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 0

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.